À l'issue de leur tête-à-tête ce lundi au State House de Kampala, Félix Tshisekedi et Yoweri Museveni ont assisté à la signature de six mémorandums d'entente préparés lors des travaux de la neuvième session de la commission permanente mixte entre les deux pays. Un nouveau dossier a également été ouvert : le pétrole.
La veille, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, avait précisé l'esprit de cette rencontre. « Il ne s'agissait pas d'une occasion pour signer davantage d'accords, mais de faire une réelle différence dans la vie de nos populations respectives », a-t-elle déclaré.
Sur la sécurité, Museveni a été direct : « La première question concerne la sécurité à nos frontières, dans le Nord-Kivu et l'Ituri. Nos responsables militaires savent ce qu'ils doivent faire. » Tshisekedi a souligné « l'importance particulière » que Kinshasa accorde « à la sécurité et à la stabilité dans toute la région des Grands Lacs ».
Sur le pétrole, Museveni a révélé : « Son Excellence a apporté une très bonne idée. Il existe un gisement qui se trouve à la fois au Congo et en Ouganda, le même gisement, mais avec la frontière qui passe au milieu. Il a proposé, et j'ai accepté, que puisque du côté ougandais nous avons déjà développé l'oléoduc et que nous travaillons sur la raffinerie, le Congo puisse participer à ce projet. »
John Mulimba, ministre d'État ougandais aux Affaires régionales, a conclu : « Notre objectif est d'assurer la prospérité de nos populations et la sécurité stratégique de nos deux États. »