L’auteur congolais Daniel Manas Koos a clôturé, le week-end dernier, sa tournée de cafés littéraires par un échange avec des étudiants autour de l’entrepreneuriat, de la responsabilité sociale et de la valorisation des identités africaines.
À cette occasion, l’auteur du livre « Femme éléphant, la destinée ne meurt jamais, elle rattrape toujours » a exhorté la jeunesse congolaise et africaine à réfléchir à son avenir autrement, en devenant des créateurs d’emplois plutôt que de simples demandeurs d’emploi après les études.
Prenant la parole devant les participants, Daniel Manas Koos a insisté sur la nécessité pour les jeunes Africains de croire en leur potentiel et de transformer leurs faiblesses en forces.
« Un Congolais ou un Africain peut aussi se sacrifier pour bâtir une Afrique forte. Nous avons écrit Femme éléphant pour expliquer à nos frères que nous avons une force à l’intérieur de nous. Nous pouvons devenir grands et attirer les autres vers nous », a-t-il déclaré.
L’écrivain a également encouragé les étudiants à développer l’esprit d’initiative et l’autonomie financière.
« Nous sommes là pour aider les jeunes à entrer dans le monde de la responsabilité, à se prendre en charge et à transformer ce que tout le monde fuit en opportunité. Les jeunes doivent apprendre à devenir eux-mêmes employeurs », a-t-il ajouté, invitant la jeunesse à rejoindre le mouvement autour de son ouvrage et de ses activités littéraires.
Présent à cette rencontre, Didier Ekabela, entrepreneur social et membre de la société civile, a salué l’initiative portée par l’auteur, estimant qu’elle remet au centre du débat le rôle de la littérature dans la modernisation des sociétés africaines.
Selon lui, le professeur Manas cherche à réconcilier les Africains avec leur passé et leurs valeurs traditionnelles, fragilisées par la colonisation.
« L’identité et la conscience collective prônées par le professeur Manas visent à ramener la société à une vie stable et meilleure à partir de la grandeur de nos valeurs culturelles et traditionnelles », a-t-il expliqué.
Didier Ekabela a également souligné que le message porté par l’ouvrage Femme éléphant contribue à combattre « l’esclavagisme mental » hérité de l’époque coloniale et encourage les Congolais à défendre leurs valeurs culturelles et sociales.
Manas koos Daniel est un auteur engagé, passionné par les récits qui explorent l’âme humaine et révèlent les profondeurs spirituelles et culturelles de l’Afrique. Nourri par les traditions orales , son écriture est un hommage à la mémoire collective et à la richesse des savoirs ancestraux. A travers ses œuvres, il cherche à tisser des ponts entre les générations, à susciter une réflexion sur l’identité, la nature et les liens invisibles qui unissent l' homme à son environnement.
Divine Mbala