Le secteur du transport en commun est paralysé ce lundi 30 mars dans la ville de Butembo, province du Nord-Kivu, à la suite de l’observance d’une journée sans moto-taxi décrétée par les taximen membres du Réseau des taximen du Congo (RETAC). Cette action vise à dénoncer le meurtre de leur collègue Katembo Kavunga Joël, tué par balle par des bandits vendredi 27 mars dernier à Ndando, une bourgade située à la limite entre le territoire de Lubero et la ville de Butembo.
Les artères principales et secondaires de la ville sont restées largement dégagées, avec une circulation réduite au centre-ville. Des barricades ont été érigées sur plusieurs axes de la voirie urbaine par des motards afin d’empêcher toute tentative de non-respect du mot d’ordre.
Cette situation a perturbé les déplacements de nombreux habitants. Certains travailleurs exerçant au centre-ville ont accusé des retards pour rejoindre leurs lieux de service.
Le RETAC/Butembo-Lubero exige l’ouverture d’enquêtes afin d’identifier, arrêter et traduire en justice les auteurs du meurtre de Katembo Kavunga Joël. À ce jour, les assaillants restent introuvables après avoir emporté l’engin de la victime. La structure plaide également pour le renforcement de la sécurité des taximen.
Elle appelle les autorités à communiquer rapidement sur l’évolution des enquêtes. Par ailleurs, un taximan et ses deux clientes demeurent introuvables. Une conductrice de tricycle Bajaj opérant sur l’axe Njiapanda a également été enlevée par des inconnus depuis le jeudi 26 mars 2026. Sa libération serait conditionnée au paiement d’une rançon de 50 000 dollars américains.
Le RETAC sollicite l’intervention des autorités pour obtenir la libération de Kavira Kabuyaya Zawadi.
Katembo Kavunga Joël sera inhumé ce lundi 30 mars 2026 à Lukanga, dans le territoire de Lubero.
Une situation similaire avait été observée le lundi 23 mars 2026 dans la ville voisine de Beni, où une journée sans taxis-motos avait été organisée pour protester contre le meurtre par balle d’un conducteur de taxi-moto survenu dans la nuit du 20 au 21 mars, dans la cellule Kangaembi, quartier Ngongolio, commune de Mulekera. La circulation avait également été paralysée sur les principales artères de la ville.
Josué Mutanava