Une série d’ordonnances présidentielles a été lue ce samedi 28 février 2026 sur la chaîne nationale RTNC par Tina Salama, porte-parole du Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Selon l’une de ces ordonnances, le Chef de l’État a procédé à la mise en place du Comité de gestion de l’Entreprise nationale de gestion des infrastructures pétrolières (ENGIP-RDC SA).
Selon ladite ordonnance, au poste de président du Conseil d'administration (PCA), Félix Tshisekedi a nommé Thierry Tshitenga Kabuya, ancien ministre provincial de l'Intérieur et récemment ministère provincial de l'Éducation, ville de Kinshasa. Le poste de directeur général est confié à Monsieur Richard Beya Ilunga et au poste de directeur général adjoint, Félix Tshisekedi a jeté son dévolu à Willy Bombito Mbomba.
Les personnalités suivantes composent l'ensemble de l'équipe du Comité de gestion : Thierry Tshitenga Kabuya; Richard Beya Ilunga; Kevin Kumaf ; Francis Bandubola; Didier Mpotiti Ilanga; Alicia Nsinsi Masofila; Amisi Bushiri; Adalbert Lulu Kibombo.
Rappelons que, depuis l’année dernière, la fin de la concession de FINALOG SA et la reprise de ses actifs par l’État congolais étaient envisagées. Prévue pour le 31 décembre 2025, cette opération avait fait l’objet d’une note d’information présentée par le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa Tongba, lors de la quinzième réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 27 septembre 2024 sous la direction de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, à la Cité de l’Union africaine.
Dans son intervention, Jean-Lucien Bussa Tongba a rappelé aux membres du Conseil des ministres que la société FINALOG SA tire son origine de l’époque coloniale. "À la suite de la signature en novembre 1910 d'une convention de concession conclue entre le gouvernement de la Colonie et la Société Anonyme de Pétrole au Congo. Cette convention prévoyait de mettre à la disposition de ladite société des terrains domaniaux devant abriter les installations pétrolières comprenant deux pipelines de 332 kilomètres de long chacun pour le transport des produits pétroliers entre les terminaux de Matadi, Ango-Ango et de Kinshasa Stanley Pool ainsi que les dépôts pétroliers construits dans lesdits terminaux et tout au long des pipelines", a-t-il expliqué dans le compte-rendu de la réunion, lu par la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe.
Toujours selon le ministre du Portefeuille, cette convention fut dénommée "Convention de terre pour le transport et la vente du pétrole au Congo". Elle avait une durée de 50 ans d'exploitation sans partage, à dater de l'achèvement de la construction des installations.
"Suivant la convention, qui a connu 5 modifications successives, à la date du 31 décembre 2025, tous les actifs sous concession de FINALOG reviennent à l'État congolais. À cette date donc, la République Démocratique du Congo devra acquérir les actifs FINALOG à titre gratuit : pipelines, dépôts et stations de pompage à Ango-Ango, Lufu, Lukala, Inkisi, ainsi que tous les dépôts et matériels servant à l'exploitation et au transport des produits pétroliers. Compte tenu des enjeux évoqués, le processus lié à la fin de la concession, sa reprise par l'État congolais et le mode de gestion après la concession méritent une prise en charge conséquente afin d'assurer une gestion parfaite", a souligné le ministre du Portefeuille dans le compte-rendu.
Par ailleurs, le ministre Jean-Lucien Bussa Tongba a préconisé la mise en place d'une commission interministérielle pour identifier de manière synchrone tous les éléments relatifs à l'état des lieux technique des infrastructures et logistiques de FINALOG SA, en vue de définir un plan de récupération de ces actifs et leur mise en valeur pour pérenniser cette activité.
À l'issue de ce processus, il a été décidé de créer l’Entreprise nationale de gestion des infrastructures pétrolières (ENGIP-RDC SA). Cette entreprise publique, issue de la récupération des actifs pétroliers autrefois gérés dans le cadre de la concession centenaire de FINA LOG SA, s’est vu confier plusieurs missions, notamment la gestion des infrastructures pétrolières nationales, la garantie de la sécurité énergétique, ainsi que l’appui à la politique nationale d’approvisionnement.
Clément MUAMBA