La Cellule d’exécution des financements en faveur des États fragiles (CFEF), structure relevant du ministère des Finances, connaît un changement de leadership. Djena Bassiala Nlandu a été désignée coordonnatrice nationale ad intérim, à la suite de la suspension du titulaire, Lungungu Kisoso Alain, par le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.
Selon l’arrêté ministériel, cette suspension fait suite à plusieurs griefs liés notamment à la mégestion, à la contre-performance du programme « 145 territoires », à des irrégularités dans certains contrats avec des missions de contrôle, ainsi qu’à des soupçons de conflits d’intérêts entre la CFEF et certaines entreprises engagées dans les marchés publics.
Nouvellement investie, Djena Bassiala Nlandu a présidé, ce mardi, sa première réunion de travail avec les cadres de la structure, dans les installations de l’École nationale des finances à Kinshasa. À cette occasion, elle a fixé les priorités de son action, axées sur l’obtention de résultats mesurables à court, moyen et long terme, en cohérence avec la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Professionnelle aguerrie, la nouvelle coordonnatrice ad intérim dispose d’une solide expérience en gouvernance publique et en gestion de financements complexes. Spécialiste des marchés publics et de la coordination interinstitutionnelle, elle s’est illustrée dans la conduite de projets multisectoriels et la gestion de partenariats techniques et financiers.
Son parcours couvre plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’industrie, les hydrocarbures, les services financiers, les télécommunications et le transport aérien. Elle a également contribué à la mise en œuvre de réformes structurelles, au renforcement des dispositifs de gouvernance financière et à la supervision de projets d’envergure.
Membre active du Réseau des Femmes Mandataires Publiques (RFMP), Djena Bassiala Nlandu est reconnue pour son engagement en faveur de la transparence, de la redevabilité et de la promotion de l’équité de genre dans les institutions publiques. Son expertise en mobilisation des ressources, en planification stratégique et en suivi-évaluation constitue un atout pour la relance des activités de la CFEF.
Avec cette nomination, les autorités entendent insuffler une nouvelle dynamique à cette structure clé du ministère des Finances, dans un contexte marqué par l’exigence accrue de performance, de rigueur et de bonne gouvernance dans la gestion des fonds publics en République démocratique du Congo.