La République démocratique du Congo (RDC) et l’Afrique du Sud ont officiellement lancé, ce lundi 02 février à Kinshasa, la Mission économique 2026, une initiative visant à stimuler les investissements, renforcer la coopération bilatérale et encourager une industrialisation fondée sur la transformation locale.
Pendant quelques jours soit du 02 au 06 Février prochain, ces travaux lancés par le Vice-Premier Ministre en charge de la Défense nationale, Guy Kabombo Mwadiamvita représentant la Première Ministre empêchée, visent à transformer les opportunités en partenariats concrets, mais également d’identifier et concrétiser des opportunités d’affaires entre Kinshasa et Pretoria, surtout que les deux États dans africains cherchent à accélérer l’intégration économique continentale.

Dans sa prise de parole, le Directeur général du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), Hervé Claude Ntumba, a souligné que la RDC veut rompre avec l’exportation brute des matières premières, au profit d’une industrialisation créatrice de valeur et d’emplois.
« Forte de son potentiel humain, agricole, minier et énergétique, la RDC fait le choix stratégique d’une industrialisation créatrice de valeur. La coopération avec l’Afrique du Sud repose sur une complémentarité stratégique au service d’une croissance durable et partagée », a-t-il déclaré.
Pour sa part, la Directrice générale de l’ANAPI, Rachel Pungu Luamba, a présenté cette mission comme une étape clé pour renforcer le partenariat économique entre les deux pays. Elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement à améliorer le climat des affaires via des réformes, la modernisation du cadre légal et l’accompagnement des investisseurs.
« Les autorités congolaises souhaitent que cette mission permette de relancer les investissements sud-africains en RDC, de renforcer les partenariats économiques et de contribuer au développement mutuellement bénéfique de nos deux pays », a-t-elle indiqué.
Présent à cette cérémonie d'ouverture, le ministre de l’Entrepreneuriat et Développement des PME, Justin Kalumba Mwana-Ngongo, également ministre intérimaire de l’Industrie, a plaidé pour un partenariat durable et structuré, estimant que la combinaison du potentiel congolais et de l’expertise sud-africaine pourrait créer un véritable boom industriel.
« L’Afrique ne veut plus exporter ses matières premières à l’état brut. Elle veut transformer, produire et devenir un véritable atelier du monde. Le moment d’investir, c’est maintenant », a-t-il martelé.
Signalons que plusieurs représentants des institutions publiques et du secteur privé sud-africain participent à ces assises, avec l’ambition de déboucher sur des accords structurants pour les économies des deux pays.