Après six ans d’absence, le Salon de la bande dessinée et de l’Autre Muzik (SABDAM) revient en force dans la capitale congolaise. La 7ᵉ édition se tiendra à Kinshasa en septembre sous le thème : « Bomoyi, kaka se bomoyi ! » (« La vie, rien que la vie ! »).
Cette édition 2026 mettra à l’honneur la créativité africaine à travers la bande dessinée et la musique. Considéré comme un rendez-vous incontournable du 9ᵉ art en République démocratique du Congo, l’événement accueillera notamment le Japon et la Colombie, ainsi que plusieurs pays africains.
Une ouverture internationale qui renforce l’ambition du salon comme l’a souligné le coordonnateur de l’Atelier de création, de recherche et d’initiation aux arts (ACRIA), organisation qui porte l’initiative, l’objectif est de « réunir à Kinshasa les talents du continent et du monde, bâtir des ponts culturels durables et faire de l’Afrique une plaque tournante de l’industrie de la bande dessinée ».
Pour cette 7ᵉ édition, le Japon, berceau du manga et pays invité d’honneur, partagera la scène avec la RDC, terre de la rumba. Une rencontre artistique inédite entre deux univers culturels majeurs.
Cette fusion sera célébrée par un groupe japonais emblématique, ambassadeur de la rumba congolaise. À travers la section « Autre Muzik », les deux pays entendent écrire une nouvelle page du dialogue culturel mondial, mêlant bande dessinée et musique. Plus de 30 artistes sont attendus à Kinshasa pour cet événement, qui se déroulera au Centre sportif de judo, symbole de l’amitié entre la RDC et le Japon.
Le SABDAM 7 réunira des figures majeures de la bande dessinée venues d’Afrique, d’Europe et d’Amérique latine. Parmi les pays représentés : le Cameroun, le Sénégal, le Congo-Brazzaville, le Maroc et le Gabon.
L’événement bénéficie également du soutien de plusieurs institutions culturelles nationales et internationales, dont l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, l’Organisation internationale de la Francophonie, le Centre Wallonie-Bruxelles, le Festival d’Angoulême et le Musée international du manga de Kyoto.
Bien plus qu’un simple événement, le SABDAM se positionne comme une plateforme panafricaine de création, de réflexion et d’action culturelle. Depuis sa création, il œuvre activement au développement de la bande dessinée en Afrique, valorisant les jeunes talents tout en interrogeant l’impact des nouvelles technologies sur le 9ᵉ art.
Adorelle Ntoto, stagiaire UCC