Conduite par son Secrétaire Général ad intérim Fidèle Babala, le Mouvement de Libération du Congo (MLC) a été reçu ce jeudi 27 mars 2025 par le Conseiller Spécial du Chef de l'État en matière de sécurité Eberande Kolongele dans le cadre des consultations politiques voulues par le Chef de l'État Félix-Antoine Tshisekedi.
À l'issue de cette rencontre, la formation politique chère à Jean-Pierre Bemba Gombo dit adhérer aux principes clés des consultations et espère voir le prochain gouvernement d'union nationale doter le pays d'une armée qui sera une véritable sentinelle de la République.
"Cela ne peut être secret puisqu'il s'agit des grands principes qui fondent tout État c'est-à-dire le respect de la Constitution qui donc découle le respect de l'intégrité nationale, de la souveraineté et surtout ce qui est important c'est de pouvoir faire en sorte que nous ayons un gouvernement qui puisse agir et surtout donner à ce pays une armée qui soit une véritable sentinelle de l'État, qui protège et qui rende la dignité aux congolais", a déclaré devant la presse Fidèle Babala, SG ad intérim du MLC
Ce proche de Jean-Pierre Bemba Gombo rappelle que sa famille politique a toujours répondu présente aux différentes invitations de la nation et y apporte toujours sa contribution.
"Vous savez que l'ADN du MLC fait en sorte qu'a chaque fois qu'il est question de parler du pays, le MLC répond présent et apporte sa contribution. Nous avons été reçus par le Conseiller spécial du Chef de l'État en matière de sécurité pour les consultations politiques. Nous avons donné notre point de vue après que notre président qui était présent ici il y a deux jours ait été reçu. Nous avons donné le complément d'informations dont il était question" a ajouté Fidèle Babala, cadre du MLC.
D'après le Conseiller Spécial du Chef de l'État en matière de sécurité, ces consultations initiées au lendemain de la rencontre de Félix Tshisekedi et sa famille politique, reposent sur plusieurs principes clés, dont « la suprématie de la Constitution, l’unité nationale, l’intangibilité des frontières, la souveraineté nationale, le respect des institutions établies et la gouvernance inclusive et participative ».
Quatre catégories d’acteurs sont concernées : la majorité parlementaire issue de l’Union sacrée de la nation, les partis d’opposition parlementaires et extraparlementaires, la société civile dans toute sa diversité – notamment les confessions religieuses – ainsi que des personnalités indépendantes, incluant anciens candidats à la présidentielle, responsables publics ou encore figures marquantes de divers secteurs.
Entre-temps, plusieurs figures de l'opposition dont l'ancien président Joseph Kabila, l'ancien Premier ministre Matata Ponyo, Martin Fayulu, Delly Sesanga, et même Moïse Katumbi ont boycotté ces consultations, espérant participer à la seule médiation proposée par l'Église catholique et l'Église du Christ au Congo, dénommée « Pacte social pour la paix et le bien vivre ensemble en RDC ».
Clément MUAMBA