CENI-Dodo Kamba justifie le dépôt des PV à l’Assemblée nationale par le G6 : « l'article 16 de la charte des confessions religieuses ne donne à aucune confession le monopole »
Mercredi 4 août 2021 - 11:37
Les dirigeants des confessions religieuses avec le Premier ministre
Les dirigeants des confessions religieuses avec le Premier ministre

Le groupe de six confessions religieuses clame la légalité du dépôt à l’Assemblée nationale, des PV de désignation des délégués au bureau et à la plénière de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Selon Dodo Kamba, président et représentant légal de l’Eglise du Réveil du Congo (ERC), la charte des confessions religieuses ne reconnaît pas à l’une d’elles le « monopole » de déposer les PV au bureau de l’Assemblée

A l'en croire, l'article 16 alinéa 2 a bel et bien réglé la question et les décisions, dit-il, peuvent être l'œuvre de la majorité des chefs des confessions religieuses.

« Dans notre charte, il n'est pas dit que c'est telle personne ou telle autre qui est censée d’aller déposer le procès-verbal à l'Assemblée nationale. À l'Assemblée nationale, il y aura une commission, nous faisons confiance. Ils savent le droit de la majorité et je leur demanderai de regarder notre charte, tous les articles, surtout l'article 16 de notre charte. Dans notre charte l'article 16, alinéa 2 stipule que la réunion, plénière de la plateforme des confessions religieuses est convoquée par le Président, s'il n'est pas là, c'est le vice-président qui doit convoquer la réunion, au cas où celui-ci n'est pas là, la majorité de ses membres peut aussi convoquer des réunions de la plénière. Si la majorité des chefs des confessions religieuses convoque une réunion, prend une décision, qui va signer ? C'est clair, les signatures du président ou du vice-président ne sont pas une condition pour aller déposer les PV », a dit Dodo Kamba au cours d'un de presse mardi 3 août 2021.

L’Eglise catholique et l’Eglise du Christ au Congo (ECC) n’ont pas participé à la désignation des délégués à la CENI faute de consensus au sein la plateforme. Les deux confessions insistent, outre la technicité et les multiples expériences, sur l’éthique, la probité et surtout le courage exceptionnel du candidat qui sera désigné comme président de la CENI, à publier les vrais résultats des urnes.

Les six candidats ont désigné Denis Kadima comme président de la CENI alors que ce dernier est présenté par le duo Eglise catholique et ECC comme proche du pouvoir.

« Nous avons débuté le traitement des 4 candidatures au secrétariat technique dirigé par la confession de notre président Marcel Utembi, c'était clair. Sur place, unanimement, tout le monde on a dégagé deux candidats meilleurs, si vous regardez dans le rapport il est bien dit les meilleurs que nous avions mais l'un était meilleur plus que l'autre avec beaucoup d'expériences et celui qui nous a tous convaincus et on était unanimement d'accord que celui-là peut être à la tête de la CENI et c'est ça, ce n'est que la technicité », a expliqué Dodo Kamba.

Pour l’instant, l’Assemblée nationale n’a pas encore convoqué une plénière pour présenter les PV déposés par les confessions religieuses.

Contexte

Le processus de désignation par les confessions religieuses du président de la CENI s’est conclu sur une « note de manque de consensus », selon le rapport transmis à l'Assemblée nationale. Ce document, signé par huit chefs religieux, comporte deux points de vue divergents sur le plan « éthique, indépendance et réputation ».

« Deux confessions religieuses considèrent que, sur le plan éthique et de l'indépendance, les griefs (informations et allégations) contre deux candidats de la liste (les meilleurs sur le plan technique) affectent leur indépendance et leur crédibilité », lit-on dans le document.

Ces deux confessions ont donc demandé que les deux candidats en question soient écartés de la course. En revanche, les six autres confessions religieuses ont estimé que « les griefs relevés contre les deux candidats soit ne sont pas prouvés soit ne concernent pas directement les candidats » et ont appelé au vote, mais le président de la plateforme regroupant les huit chefs religieux n'a pas voulu organiser le vote « dans ces conditions », selon le rapport.

Clément Muamba

 

 

 

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