Déchéance Mabunda : « Je soutiens les réformes initiées par le Chef de l’Etat en lien avec la population », Solange Masumbuko (FCC)

Déchéance Mabunda : « Je soutiens les réformes initiées par le Chef de l’Etat en lien avec la population », Solange Masumbuko (FCC)

La députée nationale, élue du Front Commun pour le Congo (FCC), Solange Masumbuko Nyenyezi a livré son point de vue  à la rédaction femme de Actualite.cd, à propos de la destitution de Jeanine Mabunda et son bureau ainsi que le discours du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, à l’issue des consultations. 


« Jeanine Mabunda n'a pas démérité. C'est une femme très intelligente, elle a su être à la hauteur des attentes. Elle a suscité beaucoup d'espoir pour les femmes entant que deuxième personnalité du pays. C'est la première femme élue Présidente de l’Assemblée Nationale, une première en Afrique Centrale. Nous regrettons certes », dit Solange Masumbuko. Cependant, poursuit-elle, « l'alternance était dans sa phase de turbulences. Il fallait de l'équilibre entre le pouvoir entrant et l’ancien pouvoir. Il fallait en même temps entendre les attentes de la population. Et Jeanine Mabunda devait se placer dans une balance équilibrée. »


Après les consultations au palais de la Nation, Félix Tshisekedi a, dans son discours mentionné que les contributions apportées par ceux qui y ont pris part, devront conduire ainsi à « de profondes réformes ». Solange Masumbuko, apporte son soutien aux réformes initiées par Tshisekedi, en lien avec la population congolaise.


« Nous, élus du peuple, nous sommes mandatés par la population. Face à la misère, au décollage qui traînait, nous avons ressenti cette pression de la population qui attendait avec impatience le changement et certains signaux forts. Avec une volonté politique, en étant à l’écoute de notre population, il y a moyen de susciter de l’espoir et faire redémarrer notre pays. Je soutiens les réformes qui sont en lien direct avec le vécu quotidien de la population dans ce discours du Chef de l’Etat », a-t-elle affirmé.


Pérenniser les progrès déjà réalisés en termes d’égalité des sexes au parlement


Après cette déchéance, des partis politiques se mobilisent pour faire élire leurs membres dans le prochain bureau. Dans ce combat pour obtenir des sièges à la tête de l’Assemblée Nationale, Solange Masumbuko appelle les parties prenantes à pérenniser les avancées enregistrées en termes des droits des femmes. « Le président (Tshisekedi) a soulevé dans son discours l’importance de la participation des femmes au mandat électif. Et nous avons constaté que le quota des femmes dans le gouvernement a augmenté au cours de cette troisième République. Je crois qu’il faudra tenir compte du nombre des femmes qui faisait partie de ce bureau et élire à nouveau ce même nombre de femmes. Il y avait deux femmes, il faudrait que deux autres femmes soient élues aux mêmes postes » dit Solange Masumbuko  


En définitive, 484 députés sur 500 avaient pris part à cette plénière. Tous les ténors de l’ancienne mouvance présidentielle dont Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC, étaient présents à cette plénière.


Finalement, Jeanine Mabunda et son bureau sont tombés, mais pour certains caciques du Front Commun pour le Congo, le vote de jeudi à l’Assemblée nationale n’est qu’un accident de parcours. Seul le sort du questeur adjoint du bureau Mabunda n'a pas été connu. Malade et hospitalisée  suite  à un AVC, la plénière a jugé de reporter son sort. Le président du bureau d'âge qui a proposé cette démarche a expliqué qu'il ne faut pas condamner quelqu'un sans qu'il n'ait assuré sa propre défense. La plénière souveraine a souscrit à cette démarche.

Prisca Lokale