Interrogé vendredi lors du live Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, Jean-Marc Kabund-a-Kabund a livré une démonstration juridique et logistique pour contester point par point la décision des autorités d'interdire le sit-in de la Coalition C64 devant le Palais du Peuple.
L'opposant a d'abord dénoncé la délocalisation de dernière minute imposée par le gouverneur, annoncée selon lui en pleine nuit. « Un sit-in prévu à la Primature ne peut pas être délocalisé à la Présidence. Les gens qui mènent ce sit-in ont des choses à demander au Premier ministre et pas au Président », a-t-il expliqué, jugeant la démarche des autorités dépourvue de toute logique.
Sur l'argument de l'inviolabilité du Palais du Peuple avancé par les autorités pour justifier l'interdiction, Kabund a opposé une lecture constitutionnelle tranchée. « L'inviolabilité du Palais du Peuple a été consacrée contre les actes à caractère subversif. Elle ne tient pas face à une activité citoyenne et pacifique », a-t-il soutenu, rappelant que la même enceinte avait précédemment accueilli des concerts de musiciens, des activités pastorales et des réunions de l'Union Sacrée, le regroupement politique du chef de l'État.
« Pourquoi nous opposer cette histoire d'inviolabilité ? Nous n'avions pas l'intention de violer l'enceinte du Palais du Peuple. Nous avions informé de la nature pacifique de l'activité. Juridiquement, il n'y a pas de raison de nous opposer l'inviolabilité. »
Ces déclarations s'inscrivent dans un contexte de vive controverse autour des événements du 12 juin 2026, au cours desquels l'ONG DCTH a recensé trois morts et 82 blessés parmi les manifestants.