Nord-Kivu : des combats entre armée et miliciens font 11 morts à Lubero, le député Lumbulumbu alerte sur le retour en brousse de certains combattants rendus faute de prise en charge
Un milicien dans l'est de la RDC.

Trois civils et 9 militaires ont été tués dans les affrontements ayant opposé dans la nuit du 2 au 3 juillet dernier, les FARDC aux bandits armés à près de 5 km du bureau de la zone de santé d’Alimbongo, dans le territoire de Lubero. C’est le député provincial Jean Paul Lumbulumbu qui a donné l'information à ACTUALITE.CD ce lundi 6 juillet 2020.  Pour lui, ces affrontements sont l’une des causes de la non prise en charge des combattants qui s’étaient rendus à l’armée à Lubero et qui sont retournés en brousse.

M. Lumbulumbu également vice-président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu savait, lors de l'une de ses vacances parlementaires, sensibilisé les jeunes des villages et localités du territoire de Lubero à quitter les groupes armés et à se rendre aux autorités.

«  C'est à travers le message lancé par le Chef de l’État à l’endroit des groupes armés que nous avons assisté à plusieurs mouvements des combattants des groupes armés qui se sont rendus volontairement et qui attendent le début du processus de désarmement, démobilisation et leur réinsertion dans la communauté. Dans le territoire de Lubero par exemple, il y en a nombreux qui se sont rendus et qui ont été cantonnés dans plusieurs endroits. (...) Certains parmi ceux qui ont été cantonnés à Mubambiro sont en train de rebrousser chemin, de rentrer dans la brousse tout simplement parce qu'il y a défaut d'encadrement à travers une structure de démobilisation et de réinsertion. C'est ici l’occasion pour moi en tant qu’élu provincial de lancer le cri d'alarme au nom de la population du Nord-Kivu qui est en proie à l’insécurité pour que le Chef de l’État prenne à bras le corps la situation de la démobilisation, désarmement et réinsertion des rendus », a alerté le député Lumbulumbu.

Le président de l'organe délibérant, Robert Seninga a également invité le gouvernement à accélérer le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). 

«  Je voudrais encourager la reddition de certains de nos jeunes jadis actifs dans les groupes armés, qui ont accepté de déposer les armes pour répondre à l’appel du chef de l’Etat. L’engagement pris par ces jeunes constitue un signal fort du retour de la paix dans les zones qu’ils contrôlaient. Je saisis donc cette opportunité pour inviter notre gouvernement à accélérer le programme de leur démobilisation et de leur réinsertion communautaire afin de mettre fin à la tendance de certains d’entre eux à regagner la brousse faute de prise en charge dans les centres de regroupement. Pour y parvenir, je demande au gouvernement de mettre à la disposition de la commission interprovinciale de démobilisation, les moyens nécessaires pour une meilleure prise en charge des rendus ; ce qui pourra encourager ceux-là qui continuent à traîner les pieds à emboîter le pas aux autres », a dit Robert Seninga, dans son discours traditionnel de clôture de la session.  

Plusieurs seigneurs de guerre ont décidé de quitter le maquis dans plusieurs entités au Nord-Kivu. Il s’agit de : Matata, Dusabe Delta, Kigingi Kotala Didier, Mangala Rugamba, Birikoriko Gasero des groupes armés FDDH/Nyantura et UPDC et leurs collaborateurs dans le territoire de Masisi, Kakule Je t’aime dans le territoire de Rutshuru ainsi que Kakule Lafontaine dans le territoire de Lubero. Il en est de même pour ceux du territoire de Walikale/Biruwe et Kalunguta dans le territoire de Beni. 

Jonathan Kombi, à Goma

 

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