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RDC : Ma-Umba Mabiala, l’unique directeur congolais à l’OIF prend sa retraite

Samedi 10 août 2019 - 11:25
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Getty Images

A la suite d’un recrutement international et de l’examen des candidatures par des jurys externes, Ma-Umba Mabiala avait rejoint, en mai 2013, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) comme Directeur de l’Éducation et de la Jeunesse. Après deux mandats (trois ans chacun), six ans plus tard, Mabiala (62 ans) prend sa retraite et quitte ses fonctions.

En six ans de travail, lui et son équipe ont doté la Francophonie d’une stratégie jeunesse et ont su rallier l’ensemble des partenaires de la Francophonie pour la mise en œuvre de cette stratégie. Sous son leadership, l’Institut de la Francophonie pour l’Education et la Formation (IFEF) a été mis en place. Il permet désormais, depuis Dakar, de répondre aux besoins d’appui technique de l’ensemble des États membres. L’IFEF met notamment en œuvre deux programmes majeurs consacrés à la formation des maîtres en République Démocratique du Congo et à l’utilisation des langues nationales durant les premières années de l’enseignement primaire afin d’améliorer la qualité des apprentissages des élèves.

Expert international dans le domaine de l’éducation, Mabiala, qui a notamment travaillé en Haïti, au Togo, en Côte d’Ivoire et au Nigeria au service de diverses organisations internationales, a ouvert le chantier d’appui aux États membres en matière de réformes éducatives, notamment avec le Programme PAIRE (Programme d’appui aux innovations et réformes éducatives).

Il a également lancé le chantier de la promotion de l’éducation des filles, en appui à la Stratégie pour l’Egalité Femmes-Hommes, adoptée lors du dernier Sommet de la Francophonie à Erevan, la capitale de l'Arménie, en octobre 2018.

Lui et son équipe ont consolidé les projets et programmes phares comme le Forum International Jeunesse et Emplois Verts (FIJEV) et le Volontariat International de la Francophonie (VIF) qui permet à des jeunes de 21 à 34 ans de passer 12 mois dans des missions professionnelles en dehors de leurs pays d’origine.

Sous sa direction, l’OIF a lancé  de nouveaux projets pour des jeunes : le Prix Jeunes Entrepreneur(es) Francophones qui est à sa 3ème édition, la Conférence Internationale des Jeunes Francophones, un rendez-vous biennal des jeunes pour préparer leur participation au Sommet de la Francophonie afin d’exprimer eux-mêmes leurs préoccupations devant les chefs d’Etat et de gouvernement. Il a également été derrière le Projet d’Immersion des Jeunes en Entreprises (PIJE) pour favoriser la mobilité des jeunes entrepreneurs francophones. Il a permis également l’instauration du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes pour soutenir de petits projets communautaires initiés par des jeunes et pour des jeunes.

En RDC, Mabiala a également soutenu le ministère de la Jeunesse et de la Nouvelle Citoyenneté à se doter d’un plan stratégique, une sorte de “cadre d’action et d’interventions” qui permet au ministère de mieux répondre aux besoins et préoccupations des jeunes. Il a travaillé également sur l’attribution de prochains Jeux de la Francophonie, à Kinshasa.

Aussi, pendant dix ans, il a travaillé au Centre des programmes de communication de l'Université Johns Hopkins à Baltimore  (États-Unis) où il était, entre autres, responsable de la formation dans des pays francophones. Après avoir enseigné à l’Université de Montréal où il a fait des études de communication et d’andragogie, après avoir travaillé notamment pour le Fonds des Nations unies pour l’Enfance, la Fédération internationale pour la planification familiale, le Fonds des Nations unies en matière de Population et l’Agence américaine pour le développement international, il rentrera en RDC à la fin de ce mois d’août. Diplômé de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information (ISTI, aujourd’hui IFASIC, Institut Facultaire des Sciences de l'Information et de la Communication) de Kinshasa, après près de quarante ans de service, l’homme rentre dans son pays. Membre et fondateur du Centre de Communication et d’Education pour la Santé et le Développement (CESD), il s’occupera également d’autres initiatives à la lumière de sa longue et riche carrière.