Viol de l’écolière de 13 ans : Mabunda a reçu la conseillère spéciale de Félix Tshisekedi

ACTUALITE.CD

La conseillère spéciale du chef de l’Etat en charge de la lutte contre les violences sexuelles, du genre et de la jeunesse, Chantal Yelu Mulop, a rencontré la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, ce mercredi 19 juin.  Elles ont échangé sur le cas de l’écolière de 13 ans, victime d’un viol collectif, à Kinshasa.

« L’État est là pour protéger les citoyens. Le chef de l’Etat a dépêché sa conseillère spéciale auprès de différentes instances de la République, le ministère de la Justice, le ministère des Droits humains, le ministère du Genre et l’Assemblée nationale. L’Assemblée nationale, parce qu’il y a une loi sur les violences sexuelles qui est d’application en RDC et qui est forte, mais cette loi est aussi à compléter par les lois de la protection des enfants », a dit Jeanine Mabunda au sortir de la rencontre.

Ce cas interpelle le législateur sur l’état de la question.

« Ils se sont interrogés face à l’indignation de cette situation. Si on voit au niveau du travail des députés nationaux, il n’y a pas une réflexion ou un débat devant ce type de situation », a t-elle déclaré.

Jeanine Mabunda a témoigné également de sa solidarité.

« Je voulais rassurer l’opinion qu’à ses côtés, comme femme, comme mère, comme sœur, nous sommes toutes solidaires et toutes scandalisées par cette situation qui ne nous montre pas suffisamment de protection de la petite fille et de la jeune fille. Nous espérons, avec notre synergie et notre coalition, que notre indignation sera entendue pour que des mesures appropriées soient prises », a t-elle ajouté.

Pour sa part, Chantal Yelu Mulop, a expliqué que le chef de l’Etat se sent concerné par ce cas.

« Le président de la République est très concerné et très préoccupé par cette situation en tant père de famille et père des filles. Il s’associe à la douleur des parents. Il est en train de suivre l’évolution du dossier sur le plan judiciaire et avec les institutions de protection de la jeunesse », a-t-elle dit.

A ce stade, rien n’est encore décidé. Les discussions tournent encore autour de la compréhension du dossier.

« Je suis venue voir Mme Mabunda pour avoir des conseils parce qu’elle a également travaillé dans la lutte contre les violences faites à la femme. Nous avons discuté au sujet des pistes », a-t-elle ajouté. 

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Contexte

L’événement s’était déroulé le 17 mai, jour férié, dans un appartement de la commune de la Gombe. La victime a été droguée et les scènes du viol ont été filmées et partagées. La fille et ses camarades sont tous élèves du complexe scolaire Révérend Kim, dans la commune de Lingwala. Le tribunal pour enfants, siégeant à la Maison communale de Kinshasa, avait rendu son verdict le lundi 17 juin.

Sur les réseaux sociaux, des appels au soutien à la victime sont lancés. Plusieurs organisations sont également impliquées pour faire éclore la vérité, c’est le cas notamment de l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM).