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Rolly Madiangu, préfet du complexe scolaire Révérend Kim, a dénoncé, ce mercredi 19 juin, ce qu’il qualifie de « campagne de déstabilisation » de l’établissement scolaire dont il a la charge à la suite de l’affaire du viol collectif d’une élève de 13 ans.

Dans une déclaration faite devant la presse, il dit avoir constaté que « la situation a pris une allure inquiétante du fait de la désinformation ». Il a précisé que l’événement s’est déroulé un jour férié : « Les enfants devraient être sous la protection de leurs parents ». Il regrette que ces actes « ternissent l’image de son école ».

Il a précisé qu’aucun élève n’a encore été sanctionné étant donné que le conseil de discipline de l’école réfléchit aux décisions qui seront prises pour être annoncées le 2 juillet.

Rolly Madiangu a ajouté qu’il a été accordé à tous ces élèves de passer normalement leurs examens. Il se trouve que la victime et sa sœur n’ont pas participé à ces épreuves de fin d’année. 

« Je suis très en colère. Deux enfants ont été condamnés. L’un a été condamné pénalement. Civilement responsables, ses parents vont payer une somme de 10.000 dollars américains comme dommages et intérêts. Le cerveau moteur n’est pas allé à la prison de Makala, parce que c’est l’enfant d’une autorité. Ses parents doivent également payer 10.000 dollars. Les cinq autres ne sont pas concernés notamment ceux qui ont doigté la fille et ceux qui ont introduit leurs verges dans sa bouche ne sont pas condamnés », avait relaté à ACTUALITE.CD, Maître Fidèle Kanyinda, avocate de la famille de la victime, en ajoutant que « l'école a laissé ses bourreaux passer leurs examens. Curieusement, la victime et sa petite-sœur ont été renvoyées de l’école et n'ont pas passé leurs examens de fin d’année ».

Contexte

L’événement s’était déroulé le 17 mai, jour férié, dans un appartement de la commune de la Gombe. La victime a été droguée et les scènes du viol ont été filmées et partagées. La fille et ses camarades sont tous élèves du complexe scolaire Révérend Kim, dans la commune de Lingwala. Le tribunal pour enfants, siégeant à la Maison communale de Kinshasa, avait rendu son verdict le lundi 17 juin.

Sur les réseaux sociaux, des appels au soutien à la victime sont lancés. Plusieurs organisations sont également impliquées pour faire éclore la vérité, c’est le cas notamment de l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM).

Prisca Lokale