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Mise à jour.

Corneille Nangaa, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), a réagi aux sanctions lui infligées par les autorités américaines. Pas de communiqué ni conférence de presse. C’est sur son compte Twitter qu’il a donné sa première réaction.

« Contrairement aux sanctions américaines, je n’ai jamais été associé à une quelconque œuvre de corruption. Avec mes collègues, nous avons agi suivant les orientations de la plénière de la CENI et sous le contrôle de l’Assemblée nationale », dit-il.

Il ne se reproche de rien, bien au contraire.

« Nous sommes fiers d’avoir conduit ce processus qui a donné à la RDC sa toute première alternance démocratique depuis son indépendance », a-t-il ajouté.

Pour rappel, les Etats-Unis ont décidé, le jeudi 21 mars, de geler les avoirs du président de la CENI, de son adjoint Norbert Basengezi et de son conseiller  en matières de nouvelles technologies, Marcellin Basengezi, pour "corruption persistante" liée au processus électoral en République démocratique du Congo (RDC). Ces sanctions prises par le trésor américain incluent l'interdiction de visa et celle à tout citoyen américain de collaborer avec eux.  

"Cette action fait suite à la corruption persistante de hauts responsables au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et de l'ancien gouvernement de Kabila en RDC pour entraver et retarder les préparatifs en vue d'élections crédibles et inclusives", a déclaré Sigal Mandelker, sous-secrétaire américain au Trésor, chargé du terrorisme et du renseignement financier.

"Nous sommes aux côtés du peuple congolais qui s'est rendu aux urnes le 30 décembre, mais restons préoccupés par un processus électoral défaillant dans lequel, après l'élection présidentielle, la CENI a continué à entraver le processus démocratique et n'a pas réussi à faire en sorte que le vote reflète la volonté du peuple congolais ", a-t-il ajouté.

Déjà sanctionnés avec ces trois responsables par le Département d'Etat américain, l'ancien président de l'Assemblée nationale, Aubin Minaku, et le président de la Cour constitutionnelle, Benoît Lwamba, ne sont pas listés par le Trésor Américain.