RDC: Jean-Marc Kabund dénonce le refus d'embarquement de Delly Sesanga et alerte la communauté internationale sur les atteintes aux libertés fondamentales 

Sesanga, Fayulu et Kabund
Sesanga, Fayulu et Kabund

Le président de l'Alliance pour le Changement (A.Ch) et membre de la coalition C64, Jean-Marc Kabund, a vivement réagi à la suite du refus opposé à Delly Sesanga d'embarquer sur un vol à destination de l'étranger, ainsi qu'à la confiscation de son passeport par la Direction générale de migration (DGM).

Delly Sesanga, président du parti politique ENVOL et également membre de la coalition C64, devait, selon son témoignage accordé à ACTUALITE.CD, se rendre à l'étranger pour recevoir des soins médicaux à la suite des blessures et coups qu'il affirme avoir subis lors de la répression du sit-in de l'opposition organisé aux abords du Palais du Peuple, siège du Parlement congolais.

Dans une déclaration publiée ce dimanche 28 juin 2026 sur son compte X, Jean-Marc Kabund, ancien premier vice-président de l'Assemblée nationale, a dénoncé ce qu'il considère comme une grave atteinte aux libertés fondamentales.

"Empêcher Delly Sesanga d'exercer sa liberté de mouvement et de se rendre à l'étranger pour recevoir les soins nécessités par les blessures par balles qu'il a subies lors de la répression sanglante du sit-in constitue une grave violation des droits fondamentaux", a dénoncé Jean-Marc Kabund a Kabund.

Pour le leader de l'A.Ch, cette décision aggrave davantage la situation de l'opposant politique.

"Après l'avoir grièvement blessé, le priver de soins appropriés est inhumain et inacceptable. Cette dérive confirme que le combat contre la tyrannie dans notre pays n'est plus une option, mais un devoir patriotique pour sauver notre démocratie et l'État de droit", a affirmé Jean-Marc Kabund a Kabund.

Jean-Marc Kabund a également lancé un appel à la communauté internationale afin qu'elle prenne position face à ce qu'il qualifie de violations répétées des droits humains en République démocratique du Congo.

"Nous appelons les partenaires de la RDC — les États-Unis, l'Union européenne, l'Union africaine, ainsi que toutes les organisations attachées à la démocratie et aux droits humains — à prendre la pleine mesure de ces violations répétées et à en tirer toutes les conséquences", a lancé Jean-Marc Kabund a Kabund.

Cette réaction de Jean-Marc Kabund, ainsi que les incidents impliquant Delly Sesanga, interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques entre le pouvoir et l'opposition. Plusieurs organisations de défense des droits humains continuent d'exprimer leurs préoccupations quant au respect des libertés publiques en République démocratique du Congo sous la présidence de Félix Tshisekedi. Ces événements surviennent également à la veille de la marche annoncée par la coalition C64 pour le 8 juillet prochain. Cette plateforme de l'opposition entend réclamer la démission du président Félix Tshisekedi.

La coalition C64 estime que l'adoption de la loi référendaire s'inscrit dans une démarche visant à prolonger le maintien de Félix Tshisekedi au pouvoir. Elle considère cette initiative comme une violation de la Constitution et soutient que le chef de l'État a manqué au serment prêté lors de son investiture, des griefs qu'elle invoque pour justifier son appel à sa démission.

Clément MUAMBA