Le Ministre d'État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, effectue une mission officielle au Royaume des Pays-Bas du 21 au 27 juin 2026. Cette visite s'inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération judiciaire internationale et de l'engagement du Gouvernement congolais en faveur de la lutte contre l'impunité.
Selon le communiqué de sa cellule de communication parvenu à la rédaction de ACTUALITE.CD, cette mission "témoigne de la détermination du Gouvernement de la République démocratique du Congo à renforcer la coopération judiciaire internationale, à promouvoir le respect du droit international et à intensifier la lutte contre l'impunité".
Au cours de son séjour à La Haye, reconnue comme la capitale mondiale de la justice internationale, le Ministre d'État tiendra plusieurs séances de travail avec les responsables de la Cour pénale internationale, de la Cour internationale de Justice, les autorités néerlandaises compétentes ainsi que les dirigeants de l'Netherlands Forensic Institute.
"Ces échanges visent à consolider les partenariats stratégiques de la République démocratique du Congo avec les principales institutions internationales œuvrant dans les domaines de la justice pénale internationale, de la coopération judiciaire et de la criminalistique dans le but de renforcer les capacités du système judiciaire national", souligne le communiqué.
À travers cette mission diplomatique et institutionnelle, la République démocratique du Congo réaffirme sa volonté de consolider ses relations avec les principaux acteurs de la justice internationale et de promouvoir un système judiciaire plus efficace, crédible et conforme aux normes internationales. Cette démarche intervient dans un contexte marqué par l'agression rwandaise à travers la rébellion de l'AFC/M23, soutenue par le Rwanda, ainsi que par les nombreux rapports d'organisations internationales faisant état de violations massives des droits de l'homme, de crimes de guerre et d'autres atteintes graves au droit international humanitaire dans les zones sous contrôle de cette rébellion dirigée notamment par Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga.
Depuis la résurgence de l'AFC/M23 et l'intensification de l'agression rwandaise dans l'Est de la RDC, le Gouvernement congolais a constamment affirmé que sa riposte ne se limiterait pas aux fronts militaire et diplomatique. À plusieurs reprises, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a engagé le Gouvernement à renforcer le front judiciaire international afin d'obtenir réparation pour les préjudices subis, de poursuivre les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, et de documenter systématiquement le pillage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo.
Clément MUAMBA