Les avocats de Chançard Bolukola Osony, ancien directeur général du FRIVAO, ont dénoncé des actes qu'ils qualifient de traitements inhumains et dégradants infligés à leur client à la prison centrale de Makala, dans le cadre de la procédure judiciaire enregistrée sous le numéro RP 867/C.A/Gombe.
Dans une correspondance adressée Procureur général, les conseils de l'ancien dirigeant affirment que leur client aurait été victime d'une intervention nocturne menée vers 5 heures du matin par cinq hommes en uniforme des FARDC, accompagnés de certains agents pénitentiaires. Il s’agit, selon les avocats, de BAHATI alias KITAWA et OTSHUDI alias PUMA NOIR.
Selon leur récit, cette opération aurait entraîné la destruction de plusieurs effets personnels, notamment un matelas et un réfrigérateur, ainsi que la confiscation de médicaments destinés à soulager une infection à l'oreille droite en attendant une intervention chirurgicale prévue avant son arrestation.
« Notre client a été victime d'une visite nocturne menée par des éléments en uniforme militaire et des agents pénitentiaires qui ont détruit ses biens et emporté ses produits pharmaceutiques indispensables à son traitement », soutiennent ses avocats dans leur dénonciation via le cabinet Papy Bongonda Bonanga et Associés.
Les conseils de Chançard Bolukola Osony affirment également que leur client aurait subi des gestes et comportements humiliants de la part de certains intervenants lors de cet incident. Estimant que sa sécurité est désormais menacée au sein de l'établissement pénitentiaire, ils demandent aux autorités de prendre des mesures de protection en sa faveur.
« Il sollicite que les autorités puissent lui assurer une protection effective, d'autant plus qu'il affirme vivre dans un climat d'insécurité et rappelle avoir déjà perdu son frère dans des circonstances non élucidées liées à cette même affaire », plaident les avocats.
Cela fait plus de 10 mois que Chançard Bolukola est en détention à Makala, car poursuivi pour présumé détournement de fonds destiné à l'indemnisation des victimes de la guerre des 6 jours à Kisangani.