Le Secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a accusé Joseph Kabila d’être l’auteur de l’assassinat de son père, l’ancien président de la République (1997-2001) qu’il a succédé, Laurent-Désiré Kabila, tué dans son bureau le 16 janvier 2001, à Kinshasa.
«Comment on peut accéder au pouvoir par un coup d’État sans en être impliqué. Ce n’est un secret pour personne : C’est Kabila qui a tué Laurent-Désiré Kabila», a-t-il déclaré au QG de son parti.
C’était lors de son habituel meeting politique samedi devant ses militants, au cours duquel le député national tentait de clarifier les propos qualifiés «deinjurieux» de Félix Tshisekedi à l’endroit de son prédécesseur, Joseph Kabila, proférés devant la diaspora congolaise après le choc RDC-Portugal (1-1), à Houston, aux États-Unis.
Dans ses explications, le patron du parti au pouvoir a indiqué que les mots du chef de l’État sur Joseph Kabila étaient en fait sortis de leur contexte.
D’après lui, l’intention de Félix Tshisekedi en qualifiant l’ancien président de la République de «chien», était celle de le présenter comme celui qui était astreint à suivre à la lettre les injonctions du Rwanda.
«On attend ici, lorsque nos jeunes frères du parti vont dans les médias pour défendre le régime. On dit que Kabuya, arrête tes chiens. Cela veut dire qu’on nous injurie des chiens ? », s’interroge-t-il en Lingala.
Ces déclarations chocs du président de la République, survenus pourtant dans un contexte du retour des Léopards dans la Coupe du monde, ne sont pas digérées par ses proches, dont la plupart se trouvent en exil en Europe.
Pour sa part, l’AFC/M23, par le biais de son Coordonnateur politique, Corneille Nangaa, avait qualifié ces propos d’un discours irresponsable et va-t-en-guerre. Il a estimé que les propos du président congolais constituaient "une déclaration de guerre", alors même qu’un processus de négociation est engagé entre les parties.
Samyr LUKOMBO