Caricature : l’Article 64 se découvre une nouvelle carrière dans l’opposition

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Caricature Kash/ACTUALITE.CD

Face au projet de révision constitutionnelle porté par le pouvoir, l'opposition congolaise s’est réunie autour de la "Coalition Article 64" (C64). Devant la presse, les figures de proue Martin Fayulu, Moïse Katumbi et Delly Sesanga ont scellé une union sacrée de rejet absolu. Ce nouveau bloc politique tire son nom de la Constitution, qui enjoint chaque citoyen à faire échec à toute prise de pouvoir illégale.

L'escalade sur le terrain s'est matérialisée dès le 12 juin dernier lors d'un sit-in sous haute tension devant le Palais du Peuple à Kinshasa, interdit par les autorités. La répression policière à coups de gaz lacrymogènes et de tirs a fait basculer la contestation dans la violence, blessant gravement plusieurs leaders, dont Martin Fayulu touché à la tête. Le bilan humain officiel publié le 19 juin par la coalition fait état de deux morts, plus de 500 blessés et de multiples sièges de partis mis à sac.

Loin d'avoir désarmé le mouvement, cette violence policière a poussé la C64 à radicaliser son discours et ses actions pour les semaines à venir. La coalition a solennellement sommé le Sénat de bloquer le texte de la loi référendaire voté à l'Assemblée. Désormais engagée dans une logique de résistance active, l'opposition n'exige plus seulement le retrait du projet de loi, mais demande explicitement la démission du président Félix Tshisekedi pour haute trahison.

L’épreuve de force populaire connaîtra son point d'orgue le 8 juillet prochain, date fixée pour une grande marche nationale à travers toute la République démocratique du Congo. À Kinshasa, les manifestants prévoient de converger massivement vers le Palais de la Nation, bureau officiel du chef de l'État. Cette démonstration de rue ouvrira une campagne de mobilisation continue visant à paralyser l'organisation du référendum et à faire respecter le calendrier électoral de 2028.