Mwenga : les combats entre l’AFC/M23 et les Wazalendo retardent le début de l’Exetat dans plusieurs centres de Kasika 

les finalistes à l'Exetat 2022 dans la province du Mai-Ndombe
Les finalistes à l'Exetat 2022 dans la province du Mai-Ndombe/Ph. droits tiers

Les épreuves de l’Examen d’État (Exetat) ont débuté avec retard ce lundi 22 juin dans plusieurs villages de la chefferie de Lwindi, territoire de Mwenga (Sud-Kivu), à la suite de violents affrontements opposant les combattants de l’AFC/M23 aux Wazalendo.

Selon des sources de la société civile locale, les combats ont éclaté dans la soirée du dimanche 21 juin et se sont poursuivis dans plusieurs localités de la zone, perturbant notamment les activités scolaires et le déroulement des examens nationaux.

Pour Samuel Itebo, président de la société civile Forces vives de Mwenga dans la chefferie de Lwindi-Centre, sur l’axe Kasika, l’insécurité créée par ces affrontements a retardé le début des épreuves dans plusieurs centres.

« Des affrontements entre les éléments de l’AFC/M23 et les FARDC appuyées par les Wazalendo ont été signalés durant toute la journée de dimanche à Kasika, en direction de Kigogo, ainsi que sur la Route nationale menant vers Ngenga. Cette situation a créé un climat d’insécurité dans la zone de Kasika », a-t-il déclaré.

La société civile rappelle que l’année scolaire 2025-2026 a déjà été fortement perturbée par l’insécurité persistante dans plusieurs localités du territoire de Mwenga. Elle appelle les différentes parties au conflit à faire preuve de retenue pendant la période des examens d’État.

« Nous demandons aux parties impliquées dans le conflit de respecter leurs engagements en matière de cessez-le-feu et de privilégier cette période consacrée aux épreuves nationales, qui se déroulent du 22 au 25 juin 2026 », plaide le bureau de coordination de la société civile du territoire de Mwenga.

Le territoire de Mwenga, tout comme celui de Shabunda, relève de la province éducationnelle Sud-Kivu 3. La région demeure divisée entre des zones contrôlées par les FARDC, soutenues par les Wazalendo, et d’autres sous contrôle de l’AFC/M23. Des affrontements y sont régulièrement signalés malgré les appels à la cessation des hostilités.