Après une première annonce portant sur un million de livres sterling pour aider à contenir l’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo, le Royaume-Uni apporte une nouvelle contribution de 20 millions de livres supplémentaires (environ 27 millions USD) pour soutenir la réponse dirigée par le gouvernement face à cette épidémie.
Selon un communiqué rendu public ce jeudi 21 mai par le ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement, ce financement permettra de soutenir une intervention menée par la RDC afin de protéger les intervenants de première ligne ainsi que les communautés locales.
"Le Royaume-Uni a débloqué jusqu'à 20 millions de livres sterling de nouveaux fonds pour endiguer l'épidémie mortelle d'Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo. Ces fonds permettront à l'Organisation mondiale de la Santé, aux Nations Unies et à leurs partenaires internationaux et ONG de réagir rapidement à l'épidémie en renforçant la surveillance épidémiologique, en soutenant le personnel soignant en première ligne, en améliorant la prévention et le contrôle des infections et en facilitant l'accès aux soins vitaux pour les populations touchées", précise le communiqué Britannique.
La plupart des cas confirmés se trouvent dans la province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo, une région déjà confrontée à d’importants défis humanitaires et sécuritaires. Parallèlement à ce financement, souligne le communiqué du portefeuille dirigé par Yvette Cooper, les partenaires humanitaires britanniques interviennent déjà pour contribuer à contenir l’épidémie.
Dans le même registre, le ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement du Royaume-Uni indique collaborer avec les principales organisations humanitaires internationales à cette fin.
"Par le biais du consortium SAFER (Strategic Assistance for Emergency Response), le Royaume-Uni réoriente ses financements vers l'amélioration des systèmes d'eau, d'assainissement et d'hygiène, la fourniture d'équipements de protection individuelle essentiels aux intervenants de première ligne et aux communautés locales, et le renforcement des mesures de lutte contre Ebola", souligne le communiqué Britannique.
Et de poursuivre :
"Le Royaume-Uni recentre également ses efforts sur la protection des maternités et le soutien aux organisations de la société civile afin de renforcer la prévention et le contrôle, et d'atténuer le risque d'augmentation des complications à la naissance et des violences sexuelles pendant l'épidémie".
L’épidémie de la maladie à virus Ebola constitue une nouvelle crise qui frappe la République démocratique du Congo, un pays ayant connu une forte recrudescence des conflits cette année, engendrant l’une des crises humanitaires les plus graves au monde. Avec 5,6 millions de personnes déplacées, dont environ 2,5 millions d’enfants, et 15 millions de personnes, soit près d’une personne sur sept, ayant besoin d’une aide humanitaire, la RDC est confrontée à une crise majeure.
Vingt-quatre heures après sa déclaration officielle comme 17e épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo, l'Organisation mondiale de la santé a déclaré que l’épidémie due à la souche Bundibugyo en RDC et en Ouganda constitue désormais une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).
Selon le communiqué rendu public samedi 16 mai 2026, le directeur général de l’OMS a fondé cette décision sur plusieurs éléments, notamment le taux élevé de positivité des premiers échantillons testés, la propagation déjà documentée au-delà des frontières congolaises ainsi que l’absence de vaccin ou de traitement approuvé contre cette souche spécifique. Pour Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, cette épidémie ne remplit cependant pas, à ce stade, les critères d’une urgence pandémique.
Clément MUAMBA