RDC-Ituri : quatre autres localités attaquées par les islamistes ADF à Mambasa, au moins sept civils tués et plusieurs disparus

Photo ACTUALITE.CD.

La chefferie de Babila Babombi, dans le territoire de Mambasa, est de nouveau frappée par une série d’attaques des islamistes ADF (Allied Democratic Forces). Après l’incursion meurtrière survenue mardi dernier au village Alima, plusieurs autres localités ont été ciblées mercredi, aggravant l’insécurité et la panique dans la zone.

Selon des informations d’ACTUALITE.CD, au moins sept civils ont été tués lors des attaques qui ont visé quatre localités, à savoir Manyama, Pelupelu, Koiba et les environs de Kasoko-Mutongulo.

D’après les données provisoires des organisations locales de monitoring sécuritaire, « deux personnes ont été tuées à Manyama, une maison incendiée et une boutique pillée ; une personne tuée à Pelupelu ; une personne à Koiba, ainsi que 12 personnes portées disparues ; et 3 personnes vers Kasoko-Mutongulo où deux motos ont également été brûlées ».

Une source locale impliquée dans le monitoring sécuritaire précise toutefois que ces chiffres restent provisoires, plusieurs familles étant toujours sans nouvelles de leurs proches.

« L’ennemi circule encore dans cette partie du groupement Bangole », alerte une source locale, évoquant une présence persistante des assaillants dans la zone.

Face à cette situation, les habitants sont appelés à la vigilance dans plusieurs villages voisins, notamment Bumaere, Pangite, Mitume, Kanyotha, Kalongo, Dondola, Mateka, Ilimba, Kiterain, Vukutse et Matete, où de nouvelles incursions restent redoutées.

Les acteurs locaux exhortent par ailleurs les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à intensifier les opérations de traque contre ces groupes armés, qui continuent de circuler librement dans certaines zones.

Ces nouvelles attaques interviennent quelques jours seulement après celle d’Alima où 17 civils ont été lâchement tués, confirmant une détérioration rapide de la situation sécuritaire dans la chefferie de Babila Babombi. Les populations vivent désormais dans la peur permanente, avec des déplacements fréquents et un abandon progressif des activités champêtres.

Freddy UPAR, à Bunia