La Division provinciale de la santé (DPS) de l’Ituri a présenté, ce lundi 18 mai, une nouvelle mise à jour de la situation épidémiologique liée à la maladie à virus Ebola dans la province. Selon les statistiques communiquées par les autorités sanitaires, l’Ituri totalise désormais 513 cas suspects et 131 décès suspects enregistrés dans plusieurs zones touchées par l’épidémie.
« La situation épidémiologique reste préoccupante en Ituri. Au 18 mai 2026, nous avons déjà enregistré 513 cas suspects, 131 décès suspects, 30 cas confirmés en laboratoire ainsi que 541 personnes contacts sous suivi médical. Les décès suspects concernent des personnes ayant présenté des signes compatibles avec Ebola, mais seuls les tests biologiques permettent de confirmer officiellement la maladie », a déclaré le Docteur Jeanne Alasha, conseillère du gouverneur militaire de l’Ituri en charge de la santé et des affaires sociales.
La DPS précise également que 30 cas ont déjà été confirmés après des analyses effectuées en laboratoire. En parallèle, 541 personnes identifiées comme contacts des malades font actuellement l’objet d’un suivi sanitaire renforcé afin de limiter la propagation du virus.
Face à cette évolution de l’épidémie, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance épidémiologique, la recherche active des contacts, ainsi que les campagnes de sensibilisation communautaire dans les différentes zones affectées.
La DPS appelle la population au respect strict des mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts avec des personnes présentant des symptômes suspects et la collaboration avec les équipes médicales déployées sur le terrain.
Cette recrudescence des cas intervient dans un contexte sécuritaire et humanitaire déjà fragile en Ituri, où les déplacements de populations et les difficultés d’accès à certaines localités compliquent davantage les interventions sanitaires.
Plusieurs acteurs du secteur de la santé craignent une propagation plus importante de l’épidémie si les efforts de riposte ne sont pas rapidement renforcés dans les zones à risque.
Freddy UPAR, à Bunia