Le président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a condamné jeudi les actes de xénophobie dont seraient victimes des ressortissants congolais en Afrique du Sud, lors de la séance plénière tenue au Palais du Peuple à Kinshasa.
Prenant la parole devant les députés nationaux, le Speaker de la Chambre basse a dénoncé des actes de discrimination et parfois de violence à l'encontre de Congolais établis en Afrique du Sud. Il a estimé que ces comportements portent atteinte à la dignité humaine ainsi qu'aux principes de libre circulation et d'intégration consacrés sur le continent africain.
Le Bureau de l'Assemblée nationale a en conséquence pris l'initiative d'inviter la ministre d'État en charge des Affaires étrangères à venir éclairer la représentation nationale sur l'évolution de ce dossier. Aimé Boji Sangara a également proposé l'envoi d'une délégation parlementaire congolaise en Afrique du Sud pour des consultations avec les parlementaires sud-africains, dans le but de renforcer la protection des ressortissants congolais et de consolider les relations entre Kinshasa et Pretoria.
Ces déclarations interviennent dans un contexte régional tendu. L'Afrique du Sud a répondu mercredi aux accusations de xénophobie, après une série de manifestations anti-migrants ces dernières semaines. Le Nigeria et le Ghana avaient déjà exprimé leurs inquiétudes face à ces développements.