RDC : Félix Tshisekedi justifie sa volonté de réviser la Constitution par « certaines réformes de la justice » que le partenariat avec les USA exige 

Tshisekedi et Rubio
Tshisekedi et Rubio

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a, une fois de plus, réaffirmé sa volonté de réviser la Constitution. Au cours de sa conférence de presse mercredi 6 mai à Kinshasa, le chef de l’État a soutenu sa position par certaines réformes du secteur de la justice que le partenariat que la RDC a négocié en décembre dernier avec les États-Unis exige. 

« Depuis que je suis à la tête de ce pays, je me rends compte des entraves qu’il y a. Nous parlons du partenariat avec les Etats-Unis, dans lequel les Américains nous ont exigé certaines réformes qui doivent se faire au niveau de la justice. Ces réformes ne se feraient pas sans réviser la Constitution », s'est-il expliqué.

Il a également laissé entendre qu’il est inacceptable de condamner tout le pays à ne pas avancer en raison du troisième mandat, qui est une ligne rouge à ne pas franchir pour les opposants. Mais pour Tshisekedi, réfléchir sur la Constitution n’est nullement “un crime” tant que l’objectif est celui d’entrevoir ce qu’il faut léguer aux générations futures. 

« Le fait de regarder la Constitution pour se poser des questions simplement de savoir quel pays nous allons laisser aux générations à venir, ce n’est pas un crime », estime Félix Tshisekedi.

Toujours sur cette question épineuse, le chef de l’État a affirmé qu’il s’attarde sur  la Constitution en raison du vœux fait par son père (Etienne Tshisekedi) de son vivant, qui promettait le changement la constitution une fois que son parti, UDPS, accéderait au pouvoir. 

Ces déclarations interviennent alors que l’Assemblée nationale examine une proposition de loi déposée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy visant à encadrer l’organisation du référendum en RDC. Le texte de 93 articles prévoit notamment un mécanisme exceptionnel de « changement constitutionnel » passant par une Assemblée constituante, tout en maintenant formellement les protections de l’article 220 de la Constitution, qui interdit toute révision portant sur le nombre et la durée des mandats présidentiels.

Samyr LUKOMBO