À Kinshasa, les autorités congolaises ont clôturé, mardi 5 mai 2026, une table ronde consacrée aux défis de l’aménagement du territoire. Pendant deux jours, des représentants venus des 26 provinces ont échangé sur la manière de mieux organiser l’espace national pour soutenir le développement.
Ces travaux, organisés sous la direction du ministre de l’Aménagement du territoire, Jean-Lucien Bussa Tongba, ont permis d’identifier plusieurs problèmes. Parmi eux : le manque d’infrastructures, les conflits d’usage des terres et les fortes inégalités entre provinces.

Selon les participants, certaines régions restent très en retard par rapport à d’autres. Cette situation complique la croissance économique et accentue les déséquilibres dans le pays. Les experts présents ont insisté sur la nécessité de mieux planifier l’occupation du sol et de coordonner les politiques publiques.
Le directeur de cabinet du ministre, le professeur Henri Limbaka, a présenté une synthèse des recommandations. Il a expliqué que l’aménagement du territoire doit devenir une priorité avant toute action de l’État.
« Il ne peut plus être une simple option, mais une base pour toutes les politiques publiques », a-t-il résumé.
Plusieurs participants ont salué cette initiative. Un représentant de la province de l’Équateur a parlé d’une « grande première », estimant que c’est la première fois que le pays adopte une vision globale de son territoire depuis son indépendance.
Dans son discours de clôture, le ministre Jean-Lucien Bussa Tongba a appelé à passer rapidement à l’action.
« Le temps des diagnostics est terminé. Nous devons maintenant apporter des solutions concrètes », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur une idée clé : toutes les politiques publiques — agriculture, mines ou industrie — devront désormais respecter un plan d’aménagement du territoire. L’objectif est d’éviter le désordre et de mieux utiliser les ressources du pays.

Le ministre a également fixé une échéance précise. Les services provinciaux doivent envoyer, avant le 15 juin 2026, un rapport détaillé sur les conflits fonciers et les besoins en planification. Cette mesure vise à sécuriser les investissements et à réduire les tensions liées à l’usage des terres.
Cette table ronde s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi, qui fait de l’aménagement du territoire un outil important pour la stabilité et le développement du pays.
En réunissant autorités publiques, partenaires techniques et société civile, les organisateurs espèrent poser les bases d’une nouvelle gouvernance territoriale. Les participants repartent avec des recommandations, mais surtout avec l’engagement de transformer ces idées en actions concrètes sur le terrain.