À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai, l’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) a publié un communiqué dans lequel elle rend hommage aux journalistes congolais tués dans l’exercice de leur profession et réaffirme son engagement contre l’impunité.
Dans ce message solennel, l’organisation met en avant la mémoire de professionnels des médias tombés au service de la vérité et de la démocratie, tout en dénonçant l’absence de justice dans la majorité des cas recensés depuis plusieurs décennies. S’appuyant sur des données d’organisations de défense de la presse, l’ACOFEPE rappelle que plus d’une vingtaine de journalistes ont été assassinés en République démocratique du Congo depuis 1991, souvent sans qu’aucun procès n’aboutisse.
Face à ce constat, l’association insiste sur la nécessité d’une reconnaissance officielle de ces victimes, qu’elle considère comme des martyrs de la liberté de la presse. Elle appelle également à l’ouverture de procédures judiciaires équitables afin que les responsables de ces crimes répondent de leurs actes.
L’ACOFEPE souligne en outre la situation des familles des journalistes disparus, qu’elle estime longtemps laissées sans soutien. Elle plaide pour des mesures de réparation en leur faveur, dans un contexte où les attentes de justice restent fortes.
Dans son communiqué, l’organisation rend un hommage particulier à plusieurs figures emblématiques du journalisme congolais, dont Franck Ngyke Kangundu, Bapuwa Mwamba, Serge Maheshe, Didace Namujimbo et Patient Chebeya, tout en évoquant de nombreux autres cas restés moins médiatisés.
Par ailleurs, l’ACOFEPE lance un appel aux autorités congolaises, aux partenaires internationaux et aux acteurs de la société civile afin de renforcer les efforts pour garantir la liberté de la presse et lutter contre l’impunité.
Elle rappelle enfin qu’une presse libre, indépendante et protégée demeure un pilier essentiel de toute démocratie.