Médecins Sans Frontières (MSF) indique que plusieurs dizaines de personnes blessées par balles ont été prises en charge dans les centres de santé et hôpitaux de la zone. Certains patients ont dû être référés vers des structures plus adaptées en raison de l’afflux soudain de blessés.
Cette situation fait suite à d’importants affrontements survenus ces derniers jours dans le territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, opposant les rebelles de l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les miliciens Wazalendo. Entre fin mars et mi-avril 2026, des combats armés dans la zone Minova–Numbi ont entraîné une détérioration rapide de la situation sécuritaire. Les affrontements ont touché des zones civiles, causant des morts, des blessés et de nouveaux déplacements de population.
Dans ce contexte, les structures de santé ont été fortement sollicitées, au point que leurs capacités médicales ont rapidement été dépassées. En réponse, MSF a renforcé son appui médical dans la zone, notamment en soutenant la prise en charge des blessés et en fournissant du matériel médical aux structures de santé affectées. Malgré une amélioration récente de la situation médicale, le contexte sécuritaire demeure fragile et continue d’affecter l’accès aux soins.
Les équipes de MSF déployées à l’Hôpital général de référence de Minova et au Centre hospitalier de Numbi, tous deux situés au Sud-Kivu, ont également contribué à la prise en charge de nombreuses personnes blessées.
Par ailleurs, les combats ont vidé plusieurs localités de leurs habitants, notamment Numbi, Chambombo, Chebumba, Shanje et Ziralo. La situation humanitaire, déjà précaire, s’est aggravée en raison des restrictions d’accès et de la destruction partielle des infrastructures sanitaires. L’acheminement de l’aide humanitaire reste entravé par l’insécurité persistante.
Face à cette situation, les autorités locales et les partenaires humanitaires soulignent l’urgence d’une réponse coordonnée pour faire face à l’afflux de déplacés et aux besoins médicaux croissants. Avec l’accalmie observée ces derniers jours dans cette partie du Sud-Kivu, MSF prévoit d’évaluer les conséquences globales des combats sur le plan humanitaire et d’identifier les besoins prioritaires de la population.
Josué Mutanava, à Goma