Le vice-Premier ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, a échappé de justesse à une procédure de destitution mercredi 29 avril à l’Assemblée nationale. Alors qu’il était visé par une motion de défiance portée par le député Laddy Yangotikala Senga, le ministre a vu la procédure s’effondrer avant même l’ouverture des débats sur le fond. Cette tentative visait à sanctionner une gestion jugée inefficace face à la recrudescence de l’insécurité urbaine et des violences dans plusieurs provinces du pays.
Le coup de théâtre est venu des rangs de la majorité, via une motion incidente soulevée par le député Garry Sakata. Ce dernier a méthodiquement dénoncé des irrégularités administratives flagrantes dans le document de la motion. Selon ses vérifications, plusieurs signatures étaient contestables, certains noms ne figurant pas sur la liste officielle des députés, tandis que d'autres élus auraient affirmé avoir été induits en erreur lors de la collecte des paraphes.
Face à ces "vices de forme" jugés rédhibitoires, le bureau de l’Assemblée nationale a déclaré la motion de défiance irrecevable. Ce dénouement technique a immédiatement mis fin à la procédure, provoquant une liesse chez les partisans du ministre présents dans les tribunes, mais laissant un goût amer aux initiateurs de la motion qui dénoncent un "verrouillage démocratique" destiné à protéger un pilier du gouvernement.