Province éducationnelle Nord-Kivu 3 : plus de 9 500 finalistes attendus à l’épreuve de dissertation, même dans les zones sous occupation de l’AFC/M23

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L’épreuve préliminaire de dissertation de l’Examen d’État édition 2026 débute ce lundi 4 mai sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Dans la province éducationnelle Nord-Kivu 3, les autorités éducatives annoncent que toutes les dispositions sont déjà prises pour assurer le bon déroulement de cette première étape des examens certificatifs.

Selon les statistiques officielles, la province éducationnelle Nord-Kivu 3, qui couvre les territoires de Masisi et de Walikale, compte cette année 60 centres de passation pour un total de 9 536 candidats inscrits, dont 5 908 garçons et 3 628 filles.

À Walikale-centre, un seul centre de passation a été retenu pour cette épreuve. Il est installé à l’EDAP, où les derniers préparatifs étaient visibles ce week-end. Sur place, plusieurs finalistes consultaient les listes affichées afin de confirmer leurs noms et leurs salles de passation.

Rencontrés dans l’enceinte du centre, certains candidats affichent déjà leur détermination.

"Nous sommes prêts. Nous avons suffisamment révisé avec nos enseignants et nous gardons confiance. Aujourd’hui, nous venons vérifier nos noms pour éviter toute confusion le jour de l’examen", témoigne une élève finaliste.

Un autre candidat rencontré sur place se veut rassurant.

"Malgré le contexte difficile que traverse notre province, nous voulons réussir et poursuivre nos études. Nous demandons à Dieu de nous accompagner."

De leur côté, les autorités éducationnelles appellent les candidats à la discipline, à la ponctualité et à l’honnêteté tout au long des épreuves. Elles rappellent que la réussite dépend avant tout du travail personnel et de la concentration.

Les autorités administratives locales, quant à elles, invitent les parents à soutenir moralement leurs enfants et à éviter toute pression inutile durant cette période décisive. Elles assurent également que des dispositions sécuritaires et organisationnelles ont été prises pour permettre aux élèves de passer leurs examens dans des bonnes conditions.

Comme l'année passée, cette année également, les zones sous occupation des rebelles de l’AFC/M23 sont concernées par l’organisation de cette épreuve, selon les responsables de l’éducation, qui se disent déterminés à garantir à chaque finaliste son droit à l’éducation, indépendamment du contexte sécuritaire.