Un groupe des membres de Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), a déclaré ce mercredi 25 mars, la destitution de Bahati Lukwebo et remplacé par Otto Bahizi à la présidence de ce parti politique. La nouvelle s'est répandue dans l’opinion faisant croire une suite des événements après la démission forcée de M. Lukwebo au poste de deuxième vice-président du Sénat.
Dans un entretien téléphonique avec ACTUALITE.CD, le porte-parole de l’AFDC, a tordu le cou à cette annonce, faite selon lui, par des gens n’ayant aucune qualité. Bellarmin Byamungu, qui est également coordonnateur de tous les communicateurs de l’AFDC-A, déclare sans effet la déclaration tenue par les cinq membres, rappelant que Bahati Lukwebo qu’ils prétendent destituer est président fondateur du parti AFDC, conformément au mandat lui conféré récemment par le congrès ;
« Nous sommes surpris, parce qu’il y a eu un congrès à l’issue duquel nous avons renouvelé à l’unanimité les cinq années de gestion à Modeste Bahati Lukwebo en tant que président et autorité morale du parti. Parce que selon nos statuts, Bahati Lukwebo est président statutaire toute sa vie. Tous les participants ont reconnu son autorité lors du dernier congrès. L’idée de faire une déclaration de cinq personnes qui n’ont pas d’ailleurs qualité, ce n’est pas normal », a-t-il dénoncé.
M. Byamungu dit ne pas reconnaître la qualité de cofondateur du parti à Otto Bahizi, qui s’est rebellé. Il estime que cette déclaration représente un « non-événement » pour l’AFDC, « et ne fera pas basculer notre soutien au président Modeste Bahati Lukwebo surtout que le président Tshisekedi n’acceptera pas cette blague, lui en tant que démocrate, issu d’un parti qui a connu des dédoublements ».
Pour lui, « cette blague » ne peut passer, d’autant que le ministère de l’intérieur détient toutes les résolutions au nom de Bahati Lukwebo après entérinement du parti.
Les frondeurs qui disent donner la direction provisoire du parti à Otto Bahizi, accusent M. Lukwebo d’une gestion opaque au sein de l’AFDC, refuse de consulter les cofondateurs et cadres dans la prise des décisions. Ils l’accusent également d’une gouvernance à « tendance familiale ».
Samyr LUKOMBO