Le député Flory Mapamboli a adressé, le 16 mars, une question d’actualité au vice-Premier ministre, à Daniel Mukoko Samba , Vice-Premier, ministre de l’Économie nationale, au sujet des répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie de la République démocratique du Congo.
Dans sa démarche, l’élu de Kasongo-Lunda met en lumière l’escalade militaire observée depuis le 28 février dernier, marquée par le lancement de l’opération conjointe « Epic Fury » par les États-Unis d’Amérique et Israël contre l’Iran. En réaction, Téhéran a déclenché l’opération « Promesse honnête 4 », consistant en une série de représailles massives à travers la région. À cela s’ajoute la fermeture stratégique du détroit d’Ormuz par l’Iran, un passage clé par lequel transite environ 25 % du pétrole mondial.
Selon Flory Mapamboli, ces événements ont provoqué une flambée significative des prix du pétrole sur le marché international. Le baril de Brent se négocie désormais à plus de 100 dollars américains, contre environ 70 dollars avant le début du conflit, soit une hausse de plus de 40 %. Comparé à la fin décembre 2025, l’augmentation dépasse les 65 %.
Face à cette conjoncture, le député souligne que les perspectives d’une désescalade rapide demeurent incertaines, ce qui pourrait entraîner une hausse continue des prix du pétrole et plonger l’économie mondiale dans une situation de stagflation. Une telle évolution, avertit-il, aurait des conséquences particulièrement graves pour des économies fragiles comme celle de la RDC, largement dépendante des exportations de matières premières et des importations de biens de consommation.
L’élu de Kasongo-Lunda s’appuie également sur des données préoccupantes concernant le marché national des produits pétroliers. Il indique que, par rapport aux prix indicatifs actuels servant de base à la fixation des tarifs à la pompe, le prix de la tonne métrique du carburéacteur (jet) a augmenté de 122 %, celui du gasoil de 60 % et celui de l’essence de 33 %.
Dans ce contexte, Flory Mapamboli interpelle le gouvernement sur les mesures concrètes envisagées pour faire face à cette crise. Il demande notamment quelles dispositions sont prises pour sécuriser l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, prévenir toute pénurie ou rationnement à la pompe, contenir l’inflation importée et atténuer les pertes enregistrées par les sociétés pétrolières et logistiques.
Enfin, le député s’inquiète des risques de ralentissement de l’activité économique nationale et appelle à une réponse rapide et coordonnée de l’exécutif afin de protéger le pouvoir d’achat des Congolais et préserver la stabilité économique du pays.
Cette question d’actualité vise ainsi à obtenir des clarifications sur la stratégie gouvernementale face à une crise internationale aux répercussions déjà sensibles sur l’économie congolaise.