RDC: «Petit Commerce», la nouvelle solution de M-Pesa pour accroître l’inclusion financière

Photo ACTUALITE.CD
Conférence de presse du lancement du produit "Petit Commerce"

Vodacash, la filiale de Vodacom Congo gérant le produit M-Pesa, a lancé une nouvelle solution de paiement mobile appelée «Petit Commerce». C’était au cours d’une conférence de presse organisée à son siège dans la commune de la Gombe à Kinshasa. 

Cette solution a pour objectif de sécuriser et de structurer les flux financiers des milliers petits commençants qui sont dans l’informel à adhérer dans le formel sans trop de difficultés. 

«Cette solution apporte la traçabilité financière. Nous avons un gros flux de près de 300.000 marchands à travers les réseaux sociaux qui font du commerce et il y a aucune traçabilité sur ce travail. Grâce à ce produit, ils pourront retracer leurs transactions mais également la possibilité d’avoir un portefeuille sécurisé ne se mêlant pas à des transactions personnelles et de limitations au cas de fraudes. Nous invitons ces marchands à pouvoir adhérer à ce produit pour bénéficier des avantages non seulement par rapport à une distribution élargie mais également pour faire des retraits de manière aisée et sécurisée», a expliqué Nick M’siwa, responsable de conformité en charge de lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme à Vodacash. 

Étant au mois de mars dédiée aux droits des femmes, il était important pour Vodacash symboliquement de penser à toutes ces femmes qui sont dans l’informel à avoir une solution concrète dans l’optique d’une croissance harmonieuse dans leurs affaires. 

«M-Pesa a tenu à lancer ce produit au mois de mars parce que nous savons tous que ce sont les femmes qui tiennent notre économie et qui sont plus dans l’informel. L’objectif de cette solution est de sortir les petits commerçants de l’informel vers le formel. Nous avons le plaisir d’avoir la presse, un échantillon des entrepreneurs et le FOGEC qui est venu nous accompagner. Nous lançons un appel aux entrepreneurs de de saisir cette opportunité parce que ce produit va vous permettre de séparer votre commerce de votre vie privée, et qu’il ne faut pas surtout hésiter à avoir une Vodacom et un compte M-Pesa parce que vous pouvez encaisser de l’argent de vos clients Vodacom et qui sait à l’avenir probablement encaisser de l’argent des autres réseaux. Et aux entrepreneurs femmes, nous allons demander de ne fléchir et de ne pas baisser les bras. Nous sommes au mois de la femme et nous voudrions voir beaucoup de femmes utiliser ce produit qui va les accompagner dans leur croissance», a déclaré Patricia Katshabala, responsable des relations extérieures de Vodacom. 

Parmi les organismes travaillant pour matérialiser ces genres d’initiatives, nous avons le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) qui se dit content et compte participer à la vulgarisation de cette nouvelle solution. 

«Vodacom participe de plus en plus à l’émergence de entrepreneuriat congolais à travers ce produit qui va aider ces entrepreneurs et ces petits commerçants de pouvoir réaliser des transactions de manière plus fluide. Cela ouvre également une voix à l’inclusion financière pour certaines catégories de personnes de la population congolaise et encore de retracer des opérations financières pour aider notre tissu économique à mieux se former davantage. Le FOGEC pense se greffer dans cette innovation pour voir comment nous avoir des synergies ou avoir des passerelles de collaboration avec Vodacom pour déployer ce produit à un plus grand nombre des marchands entrepreneurs congolais», a dit Pierre-Cédric Kibinga, directeur des relations extérieures et communication du Fonds de Garantie d’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC). 

M-Pesa prévoit de déployer la solution auprès de 40 000 commerçants dans les douze prochains mois, avec une montée en puissance progressive et une croissance annuelle estimée entre 10 % et 15 %. Le dispositif cible en priorité les vendeurs en ligne et les conducteurs de taxi-motos. À terme, l’initiative pourrait concerner entre 500 000 et 800 000 personnes, en incluant les commerçants et leurs écosystèmes. Le lancement de « Petit Commerce » s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’inclusion financière et à structurer les flux de l’économie informelle en RDC.

Michel TOBO