Le journaliste Serge Sindani, directeur général du média en ligne KIS24.INFO, est détenu depuis plusieurs jours à Kisangani, dans la province de la Tshopo.
Dans un communiqué publié le 6 mars, la rédaction de KIS24.INFO affirme que Serge Sindani passe sa troisième nuit de détention dans les locaux de l’Agence nationale de renseignements (ANR), sans contact avec sa famille, ses confrères journalistes ni ses avocats. Selon le média, « aucune information officielle n’a été communiquée sur les raisons de cette arrestation ni sur son état de santé ».
La rédaction estime que cette situation constitue « une atteinte grave à la liberté de la presse et au droit fondamental d’informer », garanti par la Constitution de la République démocratique du Congo, et appelle à la mobilisation des journalistes, des organisations professionnelles des médias et de la société civile.
De son côté, la section de la Tshopo de l’Union nationale de la presse du Congo a dénoncé dans un communiqué un « enlèvement » du journaliste. Selon l’organisation, Serge Sindani a été interpellé le mardi 3 mars 2026 vers 12 heures locales au siège de FIRVAO par des agents se réclamant de l’ANR.
D’après ce texte, il a été emmené à bord d’un véhicule « sans qu’une explication officielle ne lui soit fournie sur-le-champ ». L’UNPC affirme également que le journaliste n’aurait « toujours pas été notifié des faits qui lui sont reprochés » et n’aurait pas encore été entendu dans le cadre d’un procès-verbal ni formellement informé d’éventuelles charges.
L’organisation estime qu’une telle situation constitue « une violation flagrante des droits fondamentaux » garantis par la Constitution, notamment le droit à la défense et à une procédure régulière.
Dans son communiqué, l’UNPC/Tshopo exige notamment la notification immédiate des faits reprochés au journaliste, l’accès à un conseil et le respect de ses droits légaux, tout en appelant à sa libération immédiate si aucune charge légalement fondée n’est retenue contre lui. Elle invite également les autorités à garantir la sécurité et la liberté des journalistes exerçant à Kisangani et dans l’ensemble de la province de la Tshopo.