Le vice-premier de l’intérieur et sécurité Jacquemain Shabani et le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR) Kamal Kishore, ont conjointement lancé mardi à Kinshasa, les systèmes d’alerte précoce visant à réduire le taux de mortalité au pays et des pertes économiques dues aux catastrophes naturelles, dont les glissements de terrain, coulées de boue, les épidémies ainsi que les risques technologiques.
Dans sa prise de parole, le VPM Shabani a souligné l’envergure de cette initiative en RDC, qui est un des pays africains les plus exposés aux risques climatiques, naturels et technologique, et dont l’étendue du territoire, la diversité des écosystèmes, la croissance démographique rapide et l’urbanisation non planifiée exposent également les communautés à des risques multiples et accumulés.
A l’en croire, Ce système d’alerte précoce va nous permettre d’avoir une meilleure gestion de tous ces incidents, en termes non seulement de prévention, mais aussi de gestion une fois qu’ils arrivent, de résilience, d’accompagnement de nos populations à se relever à tous ces événements tragiques ».
M. Jacquemain Shabani considère aussi les déplacements massifs des populations vers des pays limitrophes et d’un coin à l’autre comme une catastrophe, qui fera l’objet de l’atelier national de lancement de l’initiative EW4All, prévu du 28 au 29 janvier 2026, à l’Hôtel Fleuve Congo. Ce membre du gouvernement affirme que « les systèmes d’alerte précoce en RDC demeurent fragmentés, sectoriels et géographiquement inégaux ».
Pour sa part, le Représentant du SG de l’ONU, Kamal Kishore, a présenté la réduction des risques et catastrophes en RDC comme une question centrale, inhérente à son développement.
« C’est une question centrale pour la prospérité et le bien-être de la population de la RDC. C’est vrai partout dans le monde : lorsque les pays investissent dans la réduction des risques de catastrophe et dans la prévention, ils réduisent bien sûr les pertes en vies humaines et les pertes en biens matériels dues aux catastrophes, mais ils attirent également des investissements pour le développement », a-t-il expliqué.
En effet, l’atelier qui s’ouvre ce mercredi, vise notamment Faire le point sur l'état actuel des systèmes d'alerte précoce en RDC et promouvoir une compréhension commune des progrès et défis liés à la mise en couvre de l'initiative EW4All; examiner les liens, les synergies et l'alignement entre les initiatives et investissements existants et futurs en matière de SAP, et consolider les engagements des principaux acteurs; affirmer et renforcer le mécanisme national de coordination assurant la tutelle politique et technique des systèmes d'alerte précoce multirisques et identifier les principaux défis, obstacles et lacunes (politiques, Institutionnelles, techniques, financières et opérationnelles) entravant la mise en place d'un SAP efficace en RDC, et des recommandations ciblées.
Samyr LUKOMBO