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RDC : Unicef a lancé avec des parlementaires la campagne « Chaque enfant a le droit d’aller à l’école et d'avoir un enseignement de qualité »
Vendredi 17 juin 2022 - 19:56
Photo/ Actualité.cd
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Une rencontre d'échanges a eu lieu ce 17 juin à Kinshasa. Organisée par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), cette assise à réuni des parlementaires congolais pour discuter de la qualité de l'éducation des enfants ainsi que des mesures à mettre en œuvre pour réussir et pérenniser la gratuité de l’enseignement de base mise en application depuis 2019.   "Le Gouvernement de la RDC a fait des avancées remarquables pour la promotion de l’éducation, il s'agit notamment de l’adoption d’une stratégie sectorielle 2016-2025, qui inclut des réformes majeures pour la gratuité de l’éducation primaire et une augmentation de l’allocation budgétaire progressive pour l’éducation à partir de 2020 accompagné par l’UNICEF. Des résultats positifs en termes d’accès universel sont déjà visibles. Le taux net de fréquentation est passé de 52 % en 2001 à 78 % en 2018. Ce qui est louable pour l’intérêt des enfants congolais, " a dit la représentante de l’Unicef.     « Nous avons beaucoup de défis à relever, et nous allons le faire ensemble. Car il est impératif de se mobiliser pour pérenniser la gratuité de l’enseignement, promouvoir  la qualité de l’éducation malgré les effectifs pléthoriques dans les écoles publiques depuis la mise en œuvre, mais aussi conduire des réformes structurelles et institutionnelles en vue de la rationalisation et de l’efficience des ressources du secteur de l’éducation et assurer l’intégration et la mise en œuvre d’une planification sectorielle basée sur le genre, » a-t-elle ajouté, avant de procéder au lancement officiel de la campagne nationale de communication et de plaidoyer, intitulée « Chaque enfant a le droit d’aller à l’école et d’avoir un enseignement de qualité ».   Adopter une politique nationale de la gratuité, revoir la situation des filles-mères    A tour de rôle, une trentaine de parlementaires élus des territoires tels que Gungu, Likasi, Faradje dans le Haut-Uele, Haut-Lomami, Shabunda et bien d’autres sont chacun intervenus pour aborder les réalités de leurs provinces. Des écoles fictives, les infrastructures qui manquent, les enseignants qui se plaignent de leurs salaires ignobles ou des kilomètres à parcourir pour atteindre l’école.   Pour chuter, ils sont appelés à rédiger des recommandations pour non seulement améliorer, mais aussi pérenniser la gratuité de l’enseignement pour permettre aux enfants, d’être formés de manière qualitative. Parmi les propositions, le député national Simon-Pierre Iyananio évoque l’adoption d’une loi portant politique de la gratuité en RDC en appui à la constitution.   « Je propose que l’on crée un Fond national de l’éducation pour que dans nos écoles, non seulement les enfants puissent étudier gratuitement, qu’ils aient de la nourriture disponible à l’école et qu’ils soient pris en charge par un dispensaire lorsqu’ils tombent malades. Nous avons aussi proposé une restructuration des services du SECOPE (Service de Contrôle et de la Paie des Enseignants) pour permettre de déterminer l’effectif exact des enseignants assis ou debout. En fin de compte, nous devons améliorer les mécanismes de communication et de collaboration entre les intervenants dans le système : le gouvernement d’une part, la société civile, les parents ainsi que les élèves eux-mêmes », a dit l’élu de Shabunda.

 Pour Christelle Vuanga, en charge de la commission Femme et Enfant au sein du parlement, la question de la gratuité de l’enseignement de base ne mérite pas d’être politisée.  

« Nous devons mettre tous les moyens pour que les enfants puissent évoluer dans les bonnes conditions. Aujourd’hui, nous avons essentiellement parlé de la gratuité. La première chose à faire consiste à dissocier la question de la gratuité de la politique (…) La gratuité pour moi se résume en quatre phrases, des enfants qui vont à l’école et qui bénéficient d’une éducation de qualité, la deuxième, des parents qui ne paient rien, la troisième, des enseignants payés régulièrement et convenablement. En dernière position, le gouvernement qui met tout en œuvre pour une réussite totale de cette politique de la gratuité de l’enseignement. A travers le contrôle parlementaire, nous allons mettre en œuvre les acquis de cet atelier », a-t-elle affirmé.   Pour rappel, cet atelier a été organisé dans le cadre du projet ACCELERE !2, un plaidoyer pour un financement soutenable de la gratuité de l’éducation de base en RDC. Deux enfants reporters ont également plaidé notamment pour que des mécanismes soient mis en place pour encourager les jeunes filles-mères à reprendre le chemin de l'école.

Prisca Lokale

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