Mercredi 27 janvier 2021 - 10:18

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Kongo Central : 9 mois après, les adeptes de Ne Muanda Nsemi tués lors des affrontements avec la police à Songololo ne sont toujours pas enterrés
Opération des forces de sécurité contre Ne Mwanda Nsemi et ses adeptes à Kinshasa/Ph ACTUALITE.CD

Les corps des partisans de Bundu Dia Mayala (BDM) de Ne Muanda Nsemi décédés lors des échauffourées avec les éléments de la police le 22 avril 2020 à Songololo (Kongo Central) ne sont toujours pas enterrés. 9 mois après cet événement malheureux, les 15 corps sont toujours gardés à la morgue de l'hôpital IME Kimpese.

Aucun programme d'enterrement n’a été établi et, ce malgré les nombreuses correspondances adressées aux autorités tant provinciales que nationales, le président territorial de BDM, Nsimba Za Yembo.

« Dans les us et coutumes Kongo, les familles éprouvées ne savent rien faire, car bloquées par le deuil de leurs membres. Au moment où nous savons que la majorité des familles ne vivent que des activités champêtres, pour ne pas maintenir les familles éprouvées dans la pauvreté, il y a nécessité d'enterrer ces compatriotes et que le résultat des enquêtes également soient rendus publics et que leurs auteurs soient jugés publiquement à Songololo », a déclaré à ACTUALITE.CD, Nsimba Za Yembo.

Ce dernier espère que « les 15 corps seront enterrés le 30 janvier 2021 à Songololo à 5 kilomètres du lieu où se sont déroulés les échauffourées ».

Le coordonnateur provincial de la Nouvelle Société Civile Congolaise du Kongo Central 2 à Lukala, Mbiyavanga Kwansambu, déplore pour sa part, le gouvernement provincial qui selon lui « est resté muet sur ce dossier et plaide pour la prise en charge des veuves et orphelins par le gouvernement central ».

Le Conseiller en communication du gouverneur de son côté a déclaré « aucune organisation ne peut se cotiser pour la mise en terre de ses membres surtout que c'est un dossier judiciaire ». Jules Nsumbu Nlenda a affirmé également que les membres du comité provincial de sécurité qui s’étaient récemment à Kimpese avaient abordé le dossier de l'enterrement de ces 15 membres de BDM.

« Le 22 avril avant l’aube, la police avait encerclé une maison à Songololo, où des dizaines de membres de BDM, dont des femmes et des enfants, s’étaient rassemblés pour préparer des manifestations. Vers 3h00 du matin, les policiers ont ouvert le feu sans discernement sur la maison, l’ont incendiée, puis ont abattu ou asséné de coups les personnes qui, prises de panique, se précipitaient dehors, en tuant au moins 15 et en blessant de nombreuses autres », rapportait l'organisation internationale de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW).

Au moins 55 adeptes de Muanda Nsemi avaient été tués entre le 13 et 23 avril 2020 à Kinshasa et au Kongo Central, selon les chiffres de HRW, au cours des manifestations pour dénoncer les injustices dont, selon eux, sont victimes les habitants du Kongo Central. Des marches, pour la plupart, ciblaient des non-originaires, d’où les interventions « musclées et cinglantes » des forces de sécurité.

Dany KINDA-N'ZITA, à Matadi

 

 

 

 

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