Les discussions sur les traitements expérimentaux de la maladie à virus Ebola se poursuivent en RDC, sous la supervision de l'Institut National de Recherche Biomédicale (INRB).
<strong>Résultats prometteurs</strong>
<em>« Un comité scientifique mixte a été mis en place au niveau national afin d'évaluer les traitements expérimentaux existants pour traiter la maladie à virus Ebola. Ce comité est composé d'experts de l'Institut National de Recherche Biomédicale, de l'Université de Kinshasa et des partenaires tels que l'OMS, MSF, UNICEF, National Institute of Health (NIH) et UCLA. Après validation de 5 traitements dont les résultats étaient prometteurs lors des premières phases de recherche, le comité scientifique a alors introduit une demande d'approbation auprès du comité d'éthique »</em>, dit une note du ministère de la santé.
<strong>Des équipes déjà sur le terrain</strong>
Après l’avis favorable du comité d'éthique national, le vendredi 1er juin 2018, un groupe de cliniciens congolais et internationaux ont été déployé sur le terrain afin d'évaluer, au cas par cas, les critères d'administration de l'un ou l'autre de ces traitements aux patients hospitalisés aux centres de traitement d'Ebola.
Le ministère de la santé rapporte que jusqu'à ce jour aucun de ces traitements expérimentaux n'a encore été administré aux patients hospitalisés. D’ailleurs, au vu de l'évolution de la courbe épidémiologique, il est fort probable que très peu de malades soient éligibles pour recevoir l'une ou l'autre de ces molécules, ajoute la même source.
Suivant l’évolution des cas, la semaine qui vient de commencer devrait être celle de l’explosion de l’épidémie. Docteur Guillaume Ngoie, directeur du programme élargi de vaccination, dit constater plutôt une rareté dans l’apparition des nouveaux cas positifs.
A ce jour, au total, 58 cas de fièvre hémorragique ont été signalés dans la région, dont 37 confirmés, 14 probables et 7 suspects. Le ministère de la santé a rapporté hier 5 nouveaux cas suspects, dont 2 à Bikoro et 3 à Iboko. 4 échantillons rapportés la veille se sont révélés négatifs. La même source signale également le décès d’un cas confirmé à Bikoro, le décès d'un cas suspect à Iboko « dont la famille a refusé le prélèvement d'échantillons ».