Le président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC), Christian Bosembe, a confirmé que la mesure qui limitait l'accès des responsables du PPRD, le parti de l'ancien président Joseph Kabila, aux médias audiovisuels a été levée. Ces déclarations ont été faites samedi lors d'un Space organisé sur X par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala.
Revenant sur l'origine de cette restriction, Christian Bosembe a précisé qu'il ne s'agissait pas d'une interdiction de citer le nom de Kabila, mais d'une consigne invitant les médias à ne pas « mettre trop de projecteurs » sur un ancien chef d'État se trouvant dans une zone sous contrôle de groupes armés. « Représentez-vous en images que le président Obama soit protégé par Al-Qaïda », a-t-il illustré pour souligner le caractère, selon lui, inédit de la situation.
Le responsable de l'autorité de régulation a par ailleurs indiqué que cette mesure conservatoire avait été prise en lien direct avec une décision du gouvernement, pour des raisons de sécurité nationale, et que son évolution avait naturellement entraîné celle du CSAC. Il a toutefois précisé que « les questions de fond demeurent » : tout politicien qui passerait à l'antenne pour légitimer des actes de terrorisme ou de rébellion s'exposerait à des sanctions.
La suspension administrative du PPRD par le ministère de l'Intérieur, elle, n'a en revanche pas été officiellement levée à ce stade.