La mesure gouvernementale interdisant d’attroupements des masses dans les provinces de Kinshasa, Tshopo, Bas-Uélé et Haut-Uélé pour des raisons sanitaires liées à la maladie à virus Ebola, semble donner un coup de grâce aux manifestations de l’opposition contre le changement constitutionnel.
L’opposant Rodrigue Ramazani, secrétaire général du parti politique Envol, dénonce une manœuvre politique dans la décision prise par le ministre de l’intérieur et sécurité, Jacquemin Shabani. Il s’interroge sur la particularité de cette mesure sanitaire si les kermesses, les fan-zones, les concerts, les cultes religieux et les marchés continuent de fonctionner.
« Pourquoi l’urgence n’apparaît-elle que lorsqu’il s’agit d’une marche pacifique de l’opposition ? Les Congolais ont le droit de s’interroger sur le caractère sélectif de ces mesures », écrit-il ce lundi sur X.
À moins d’une semaine de la marche qui doit exiger la démission du président de la République pour trahison de son serment constitutionnel par sa volonté avouée de changer la loi fondamentale, Rodrigue Ramazani appelle « le peuple souverain à faire entendre sa voix de manière pacifique » ce 8 juillet, soulignant qu’« aucun communiqué politiquement orienté ne pourra empêcher l'exercice d'un droit constitutionnellement garanti ».
Samyr LUKOMBO