Treize personnes, identifiées comme auteurs du cambriolage et de la profanation de la paroisse Saint Théophile et de l'Eglise du Christ au Congo de Kimbanseke, ont été présentées, jeudi 7 mai, au public après une opération ciblée de la police menée depuis quelques jours.
Sur base des dénonciations faites par l'une d'entre elles, arrêtée le 1er mai, la police a réussi à interpeller les douze autres que les victimes ont identifiées et reconnues comme leurs bourreaux dans les nuits du 30 avril et du 1er mai.

Ces présumés bandits, pour la plupart munis des armes blanches, ont été interpellés à la suite de l'attaque de la paroisse catholique où le curé a été grièvement blessé et plusieurs objets de valeur emportés. Outre la paroisse, ils avaient également cambriolé la paroisse de L'ECC et plusieurs habitations voisines.
"Il s'appelle René. Il a été arrêté en premier à moins de 100 mètres de ces paroisses et il a dénoncé ses complices. Dans la nuit du 5 mai, il y a eu encore une visite de bandits. Parmis les assaillants que nous avons arrêtés, il y a un caporal de la 11ème région militaire qui était venu sous prétexte de rendre visite à la famille alors qu'il a participé au cambriolage de la paroisse de l'ECC. Il y a aussi deux civils en tenues policières. C'est eux qui nuisent à la réputation de la police. Ils sèment la terreur à Kimbaseke et N'djili.", a expliqué un capitaine de la Police.

Selon les témoignages, il paraît que la mère d'un de ces bandits arrêtés, travaille à la cure. Elle est ainsi soupçonnée d'avoir divulgué certaines informations internes. Ce qui a permis à ce groupe d'opérer seulement quelques jours après que les prêtres avaient reçu une somme d'argent allouée au fonctionnement de la cure.
"Nous avons été visités à 2h du matin.J'ai reconnu l'un des bandits grâce à un défaut à sa jambe que j'avais observé la nuit pendant leur opération", a témoigné une victime.
Et une autre enchaîne :
"Ils sont entrés dans la maison. 8 personnes étaient armées de machettes et une personne était armé d'un fusil. Ils m'ont d'abord ravi mon téléphone. Après ils ont pris l'argent et ils ont commencé à me torturer. L'un d'eux disait que si je n'ajoute pas l'argent, il faut l'abattre à bout portant."
Ces arrestations sont intervenues cinq jours après la visite, le 2 mai dernier, du Commissaire provincial, le Commissaire divisionnaire Israël Kantu Bakulu. Il avait instruit à ses troupes de travailler sans relâche pour mettre la main sur les auteurs de ces actes. Par la même occasion, il avait ordonné l'implantation d'un nouveau poste de police près de la paroisse, et la réinstallation de celui détruit par la population lors du décès par noyade d'un Kuluna qui s'était évadé pour se jeter dans la rivière Nsanga.