À l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, que le monde célèbre le 3 mai de chaque année depuis 1993, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a adressé un message axé sur le journalisme pratiqué en temps de guerre et sur un pouvoir dont les dignitaires redoutent « d’être examinés de près ».
Le numéro un des Nations Unies indique que les professionnels des médias, à travers le monde entier, risquent la censure, la surveillance, le harcèlement judiciaire, voire la mort pour d’autres. Il est convaincu que lorsque le journalisme se voit « mis à mal, les crises deviennent beaucoup plus difficiles à prévenir et à résoudre ».
Antonio Guterres a souligné la forte augmentation du nombre de journalistes tués ces dernières années, et a aussi révélé que 85% des crimes commis contre eux restent impunis et ne font l'objet d'aucune enquête, décriant là «un niveau d'impunité inacceptable».
« Lorsque l’accès à une information fiable se raréfie, la méfiance s’installe. Lorsque le débat public est déformé, la cohésion sociale s’affaiblit … En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, protégeons les droits des journalistes et construisons un monde où la vérité – et ceux qui la disent – sont en sécurité », déclare le patron de l’ONU, qui affirme que «toute liberté repose sur la liberté de la presse».
Malgré la progression de la RDC (130ème en 2026) dans le classement de Reporters Sans Frontières (RSF) par rapport à l’an dernier, où elle était placée 133ème, le secteur est fortement affecté, notamment par le conflit entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du M23. Ces derniers, depuis la prise de Goma, exercent un contrôle croissant de l’information en ciblant quelques médias locaux.
Samyr LUKOMBO