Plus de 200 présumés criminels ont été interpellés lors d’une opération de bouclage menée au camp Major Vangu, dans la ville de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, Sud-Est du pays. L’opération a été supervisée par le ministre provincial de l’Intérieur, Jean-Jacques Kashiba, et le commissaire provincial de la Police nationale congolaise, Blaise Kilimbalimba. Elle a mobilisé des éléments de la police, appuyés par ceux de la 22e région militaire ainsi que d’autres services de sécurité.
« 19 armes AK-47 et plusieurs effets militaires saisis »
Au cours de cette opération, les forces de sécurité ont procédé à d’importantes saisies, notamment des armes et divers objets jugés dangereux. Au total, 19 armes de type AK-47, des munitions, des tenues militaires ainsi que plusieurs armes blanches, machettes, barres de mine, marteaux et cisailles, ont été récupérées.
« Parmi ces présumés criminels, il y a des civils, des militaires et même des femmes. Nous avons saisi 19 armes AK-47, des armes blanches, des tenues militaires ainsi que plusieurs outils dangereux, sans oublier des boissons alcoolisées et du chanvre », a expliqué le major Charles Bin Lwamba, porte-parole de la police dans le Haut-Katanga.
« Des fouilles systématiques dans habitations et marchés »
Selon la police, cette opération de grande envergure s’est appuyée sur des fouilles approfondies dans plusieurs zones du camp.
« Sur le terrain, les forces de sécurité ont procédé à des fouilles systématiques dans plusieurs habitations, boutiques, terrasses ainsi que des marchés de fortune, à l’intérieur comme à l’extérieur du camp Vangu », a ajouté le major Charles Bin Lwamba.
Une opération après l’appel à l’unité des FARDC
Cette action sécuritaire intervient seulement un jour après la parade mixte organisée au camp Major Vangu par le chef d’état-major général des FARDC, le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe.
Lors de cette adresse, ce dernier avait appelé les militaires à renforcer leur unité et leur cohésion, en vue de défendre l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
José Mukendi