Le parc des Virunga a confirmé une nouvelle naissance au sein de la famille Masibo depuis le 6 mars 2026 dans le secteur Mikeno/PNVi. Il s’agit d’une première naissance enregistrée dans cette famille depuis la scission de la famille Kabirizi en octobre 2025, portant l’effectif du groupe à 15 individus, d’après le parc.
Cette naissance est la sixième chez les gorilles de montagne depuis le début de l’année 2026, réparties au sein de cinq familles différentes.
Selon l’historique, la femelle Serundori est née le 5 octobre 2006 au sein de la famille Kabirizi. Lors de la première scission de la famille en janvier 2013, alors qu’elle était encore jeune, elle est restée avec son père, tandis que sa mère et certains de ses frères ont rejoint le groupe dirigé par Bageni.
À l’âge de 13 ans, elle a donné naissance à son premier nourrisson en mars 2016, suivi d’un deuxième en février 2020, puis d’un troisième en janvier 2023 dans une zone alors sous occupation des rebelles. Son quatrième bébé est né en mars 2026.
Lors de la scission de la famille Kabirizi en octobre 2025, Serundori rejoint le groupe dirigé par le dos argenté Masibo, emmenant avec elle ses enfants. Le nouveau-né observé est très probablement issu du dos argenté Masibo. Le parc des Virunga souligne que tous ses enfants sont actuellement en vie et évoluent au sein de la famille Masibo, contribuant ainsi à la croissance démographique de ce groupe récemment formé.
Cette naissance constitue un signal encourageant pour la dynamique démographique de la famille Masibo, récemment formée et encore en phase de stabilisation dans le secteur Mikeno. Elle contribue au renforcement progressif de la population des gorilles de montagne du parc des Virunga.
Avec six naissances enregistrées depuis le début de l’année 2026 au sein de cinq familles différentes, la dynamique reproductive observée demeure globalement positive et souligne l’importance du suivi assuré par les pisteurs communautaires et les équipes de monitoring.
Depuis le début de l’année, cinq bébés gorilles ont vu le jour dans différentes familles du parc des Virunga, selon les équipes de protection sur place.
Les responsables espèrent qu’une fois les conflits armés apaisés, le retour des touristes permettra à nouveau d’observer de près ces familles de gorilles de montagne.
Situé à la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda, le Parc national des Virunga s’étend sur 7 800 km² dans la province du Nord-Kivu, dont Goma est la capitale. Créé en 1925, il est la plus ancienne réserve naturelle d’Afrique et figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le parc abrite une biodiversité exceptionnelle malgré un contexte sécuritaire difficile.
La population mondiale des gorilles de montagne est estimée à 1 063 individus selon un recensement mené entre 2016 et 2018. Dans le Parc national des Virunga, cette population est évaluée à environ 350 individus d’après les estimations de 2021.
Le parc reste toutefois confronté à d’importants défis, notamment les affrontements persistants entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et les rebelles de l’AFC/M23, qui menacent la sécurité des écosystèmes et des équipes de conservation.
Josué Mutanava