Djugu : au moins 9 morts après des attaques dans plusieurs villages à Mambisa

Territoire de Djugu

Au moins neuf personnes ont été tuées lors d’une attaque armée mardi 28 avril dans plusieurs villages de la chefferie des Mambisa, dans le  territoire de Djugu (Ituri). Plusieurs sources locales attribuent cette attaque à des éléments de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), un groupe armé actif dans la zone, déjà impliqué dans des des récentes attaques contre des positions militaires.

D’après ces sources, des hommes armés ont pris pour cibles les localités de Tsuba, Lilo 1, Zanyo et Liju, où des positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) étaient également visées.

Selon des sources locales toujours, parmi les victimes figurent un chef de village, un responsable religieux ainsi qu’un directeur d’école, certains ayant été tués avec leurs épouses.

Plusieurs habitations ont été incendiées, aggravant une situation humanitaire déjà fragile.

"Plusieurs civils se trouveraient encore en brousse, exposés aux intempéries, à la faim et aux risques sécuritaires suite à ce regain d'attaques", alerte un acteur communautaire local.

Certains déplacés ont été orientés vers le site de Gina avec l’appui de la MONUSCO, tandis que d’autres restent sans assistance.

Un regain des attaques ciblant aussi les FARDC

Cette attaque s’inscrit dans un contexte de recrudescence des violences dans le territoire de Djugu, marqué par un regain d’activités de la CRP.

Selon plusieurs observateurs locaux, ce groupe armé aurait intensifié ses attaques ces derniers jours, notamment contre les positions des FARDC, tout en menant des incursions dans des zones civiles.

Cette dynamique fait écho à l’attaque survenue presque simultanément à Pimbo, où une position de l'armée a été ciblée dans la nuit du lundi au mardi, entraînant la mort d’au moins dix civils, selon des sources locales. Cette recrudescence de violence  alimente des inquiétudes quant à une possible montée en puissance des groupes armés dans cette partie de l’Ituri.

Freddy Upar, à Bunia