Incendie à l’aéroport de Mavivi à Beni : des enquêtes en cours, le trafic aérien se poursuit (gouverneur militaire du Nord-Kivu)

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Aéroport de Beni Mavivi

Des enquêtes sont en cours, mais le trafic aérien s’est poursuivi, et il s’agit d’un accident, et non d’une quelconque attaque. Tel est le constat dressé ce mercredi 11 mars par le général-major Evariste Kakule Somo, gouverneur militaire du Nord-Kivu, lors de sa descente à l’aéroport de Mavivi, à Beni (Nord-Kivu), après l’incendie qui a ravagé la salle d’attente et les bureaux administratifs de la Régie des voies aériennes (RVA).

" Selon les premières informations, le feu serait parti d’une source accidentelle et a endommagé la petite aérogare de l’aéroport de Mavivi, l'aérogare de Mavivi pour l'instant, a été complètement consumée, mais il faut préciser que l’aérogare de Mavivi était un petit bâtiment en bois, construit en son temps de 2010 malheureusement, elle a été complètement consumée par les feux. Nous sommes sur place avec tous les partenaires concernés, notamment la MONUSCO, la justice ainsi que les services de sécurité, afin de procéder au constat. Les enquêtes sont en cours pour déterminer avec précision les circonstances de ce qui s'est réellement passé, mais à priori, il s'agit d'un accident tout simplement et non pas un acte d'attaque, il  n'y a pas eu d'attaque, comme vous le constatez, l'aéroport est ouvert, les activités continuent, les avions arrivent, atterrissent et repartent, il n'y a pas eu de dégâts humains ", a déclaré le général-major Evariste Kakule Somo, gouverneur militaire du Nord-Kivu à l'issue de son constat

Un incendie a ravagé la salle d'attente, les bureaux administratifs de la Régie des voies aériennes (RVA) et d'autres bâtiments à l'aéroport de Mavivi en ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu. Le feu qui aurait pris source à la cuisine d'un restaurant l'avant-midi de ce mercredi 11 mars, selon les premiers témoignages, a embrasé tout le bâtiment construit entièrement en planche. Aussitôt alertée, la mission des Nations-Unies a dépêché son équipe anti-incendie pour tenter de contenir le feu. 

Pour Abdourahamane Ganda, chef de bureau de la Monusco à Beni, l'équipe de la Monusco a concomitamment conjugué avec les services du gouvernement congolais pour épargner des aéronefs et d'autres lieux sensibles. À l'aéroport de Mavivi, jusqu'en début d'après-midi, la fumée se propageait alors que les sapeurs-pompiers s'activaient à éteindre le feu. Sur place, des dégâts matériels, au-delà des bâtiments, sont innombrables. Des documents partis en fumée et ces matériels du bureau résument les autres conséquences de cet incendie au moment où le trafic aérien reste opérationnel.

Au lendemain de l’occupation de la ville de Goma par la rébellion de l’AFC/M23, appuyée par le Rwanda, l’administration provinciale du Nord-Kivu fonctionne désormais à partir de Beni. Une ville qui, selon plusieurs observateurs, n’était pas préparée à jouer ce rôle dans un contexte sécuritaire tendu et précaire. Elle constitue également l’une des principales portes d’entrée de cette partie du Nord-Kivu encore sous le contrôle du régime de Kinshasa.

Clément MUAMBA