Le parti Action pour la Rupture et le Développement (ARDEV) a tourné une nouvelle page de son histoire politique. Réunis en session extraordinaire ce samedi 13 juin 2026, les cadres et responsables du parti ont décidé de confier la direction provisoire de la formation politique au député provincial de Lubumbashi, John Kaswamanga, en remplacement de Jacques Kyabula Katwe.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes turbulences internes ayant conduit au désaveu de l’ancien président du parti. Face à cette situation, les membres du comité national, les hauts cadres, les secrétaires fédéraux ainsi que les secrétaires généraux adjoints se sont réunis en urgence afin de réorganiser les organes dirigeants de l’ARDEV en attendant la tenue d’un congrès qui devra statuer définitivement sur l’avenir de la formation politique.
Selon la résolution adoptée à l’unanimité, John Kaswamanga assurera désormais les fonctions de président du parti à titre provisoire. Cette restructuration vise, selon les participants, à garantir la continuité du fonctionnement du mouvement politique et à préserver son unité dans une période marquée par des tensions internes.
« Cette mise en place provisoire permettra au parti de poursuivre ses activités en attendant la convocation du congrès », ont indiqué les responsables réunis lors de cette rencontre extraordinaire.
Outre la désignation du nouveau président, plusieurs autres postes stratégiques ont été pourvus. Les vice-présidences reviennent à Jean-Paul Mwenge, Gisèle Ngungua, Sombo Kapinga Chouchou, Mpande Kisimba et Bekajua Jean. Le poste de secrétaire général est confié à Coco Kanku, assisté par Vita Shasuma et Amuri Tahata en qualité de secrétaires généraux adjoints.
La décision a été officiellement lue par l’honorable Belito, qui a souligné le caractère consensuel de cette réorganisation adoptée par les différentes structures du parti.
Un contexte de crise interne
Cette réorganisation intervient après plusieurs semaines de tensions au sein de l’ARDEV. Deux tendances se disputaient notamment le contrôle des structures du parti, particulièrement dans la province du Haut-Katanga. Les divergences avaient culminé avec des contestations autour de la direction provinciale et de la gestion du siège du parti à Lubumbashi.
Les nouveaux animateurs auront pour mission de conduire le parti jusqu’à la tenue du prochain congrès, attendu pour définir la nouvelle orientation politique et désigner les dirigeants définitifs de cette formation politique.