Sit-in de la C64 : Alliance pour le changement déplore plus 180 blessés graves et accuse la police d’association avec la Force du progrès

Manifestation de l'opposition le 12 juin 2026 à Kinshasa
Manifestation de l'opposition le 12 juin 2026 à Kinshasa

Le parti politique Alliance pour le changement de l’opposant Jean-Marc Kabund-A-Kabund, a fait un décompte macabre d’un total de 189 cas de blessés graves, de 3 fractures et de plusieurs arrestations  de ses membres après le sit-in réprimé de la C64, auquel il a participé, vendredi 12 juin dernier, à Kinshasa, pour hausser le ton contre le changement de Constitution. 

Dénonçant, dans un communiqué, un projet d’élimination physique de l’ancien député national, l'Ach pointe la police nationale congolaise d’association avec les éléments de la force du progrès, des jeunes affiliés à l'UDPS, pour «violer et saccager» son siège national situé dans la commune de Limete, et pour «agresser» ses militants avant la jonction à d’autres manifestants en vue du sit-in qui visait à dénoncer la loi sur le référendum et le changement de Constitution  de 2006.

«La Police Nationale Congolaise, associée à la force du progrès, milice du pouvoir en place, a fait usage des gaz lacrymogènes, des cocktails Molotov et des machettes pour accomplir leur sale besogne. Les faits démontrent une préparation et une coordination conjointe des actions lesquelles ne seraient possibles sans la complicité des responsables du gouvernorat de la ville, de la Police nationale congolaise et du ministère de l'Intérieur», lit-on. 

Le parti de Kabund dénonce par ailleurs d’énormes pertes de biens matériels après le vandalisme de son siège fédéral du district de Funa. Il réitère sa détermination à s’opposer au renversement de l’ordre constitutionnel et au changement de la loi fondamentale. 

Après des actes de violence entre les éléments de la police et des manifestants de l’opposition, Martin Fayulu, blessé avec ses pairs sur le terrain, a dressé un bilan provisoire de 2 morts lors de la répression. La Commission nationale des droits de l’homme a, quant à elle, annoncé la publication d’un rapport d’enquête après la visite d’une des victimes. Mais l’hôtel de ville de Kinshasa et le gouvernement central ont rejeté l’hypothèse de perte en vies humaines parmi les manifestants. 

Samyr LUKOMBO